H24Info est un produit du groupe

    GEOMEDIA est l’un des groupes-médias les plus importants au Maroc avec 3 titres majeurs (Print et Web):

    Crée en 2013, H24Info s’est imposé comme le support-média francophone de référence auprès de lecteurs en quête d’une information fiable et instantanée sur le canal digital. H24 Info enregistre plus de 30 Millions de visites annuelles.

    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Brahim Ghali s’est rendu en Espagne avec son fils le 18 avril dernier. Tout comme son père, Luali Brahim Sid El Mustafa n’est pas passé par le contrôle douanier. Toutefois, le ministère de l’Intérieur espagnol lui a accordé un titre de séjour, quelques jours seulement après son entrée illégale, comme le révèlent de nouveaux documents.

    La présence d’un des fils de Brahim Ghali sur le territoire espagnol ne fait plus de doute. Luali Brahim Sid El Mustafa, un de ses neufs fils reconnus, était à bord de l’avion médicalisé de la présidence algérienne qui avait fait rentrer en catimini le chef séparatiste sur le territoire espagnol le 18 avril dernier pour y être soigné du Covid.

    L’avion a atterri à la base aérienne de Saragosse et contrairement à ce qui est prévu dans le protocole, aucun des deux hommes n’a présenté de document. Le Bureau de l’Avocat général de l’État, appelé également Direction du service juridique de l’État, a longtemps défendu que le fils de Brahim Ghali soit entré avec un titre de séjour espagnol. Cependant, un document contredit cette théorie.

    Ledit écrit a été rédigé par la brigade d’information de la préfecture de police supérieure d’Aragon et remis au juge Rafael Lasala du tribunal d’instruction numéro 7 de Saragosse qui enquête sur l’entrée «illégale» de Brahim Ghali en Espagne, indique le quotidien ABC.

    Daté du 30 septembre, la pièce révèle que le fils de Brahim Ghali ne disposait pas de titre de séjour espagnol. Celui-ci lui a été délivré cinq jours après son arrivée à Saragosse, soit le 23 avril.

    Document attestant de l’octroi d’un titre de séjour au fils de Brahim Ghali./DR

    Le titre de séjour, concédé par le ministère de l’Intérieur, reste valable jusqu’au 14 mars 2026, indique le document.

    Cette énième révélation corrobore les aveux de l’ex numéro 2 de Arancha Gonzalez Laya. Ce dernier avait en effet souligné que non seulement l’ancienne ministre était au courant, mais également les directeurs de cabinet de celle qui était à l’époque la vice-présidente du gouvernement de Sanchez, Carmen Calvo et du ministère de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska.

    Mise en examen par le juge Rafael Lasala, l’ex-ministre des affaires étrangères a souligné lors de la comparution le lundi 4 octobre, que l’entrée de Brahim Ghali sur le sol espagnol s’est faite en totale «conformité avec la loi».

     

    Lire aussi: Vidéo. Arancha Gonzalez Laya: «Brahim Ghali est entré en totale légalité»

     

    Laya n’est cependant pas allée plus loin et n’a pas révélé les noms de ceux ayant approuvé la décision d’autoriser l’admission du chef séparatiste. Pour défendre sa posture, L’ex diplomate en chef espagnol a invoqué le secret professionnel et n’a donc pas répondu aux questions du juge.

    Pour rappel, Gonzalez Laya a été entendue dans le cadre de l’enquête ouverte par l’accueil en catimini Brahim Ghali et pour dans laquelle l’ex-ministre est accusée de «prévarication», «dissimulation» et «falsification de documents».

    L’implication de la ministre dans ce dossier ne faisait plus l’ombre d’un doute après les aveux de l’état-major général de l’armée de l’air, qui a reçu l’ordre du ministère de Gonzalez Laya d’autoriser l’atterrissage de l’avion transportant Brahim Ghali à la base aérienne de Saragosse. S’ensuivront les déclarations de son ex numéro 2 de la ministre qui gérait l’entrée illégale de Brahim Ghali après en avoir été chargée par sa supérieure, selon sa propre déclaration.

    Share.

    Comments are closed.