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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    L’ex-ministre espagnole des Affaires étrangères sera entendue lundi 4 octobre par un juge dans le cadre de l’enquête sur les conditions de l’accueil en avril dans le pays du chef séparatiste Brahim Ghali pour y être soigné du Covid-19, a indiqué lundi la justice.

    Arancha Gonzalez Laya sera auditionnée à 13H00 par un juge d’instruction du tribunal de Saragosse, ville où avait atterri Brahim Ghali, le leader du Front Polisario, lors de son arrivée en Espagne en avril, a précisé le tribunal régional d’Aragon.

    D’autres responsables politiques ou institutionnels seront également entendus comme l’ex-secrétaire générale technique du ministère des Affaires étrangères, la directrice de cabinet du ministre de l’Intérieur ou encore la directrice de la « Fabrique nationale de la monnaie et du timbre », une structure chargée de fabriquer les passeports.

    L’enquête doit permettre de « vérifier les circonstances de l’entrée en Espagne de Brahim Ghali », avait expliqué le tribunal la semaine passée. Selon les médias, la justice cherche à savoir pourquoi Brahim Ghali a été exempté de contrôle de son passeport lors de son arrivée.

     

    Lire aussi: Affaire Ghali: l’ex-MAE sera défendue par les services juridiques du gouvernement espagnol

     

    Arancha Gonzalez Laya, personnage clé de la crise puisqu’elle était à l’époque la cheffe de la diplomatie espagnole, a depuis quitté le gouvernement de Pedro Sanchez en juillet après un remaniement.

    Le chef du Polisario était arrivé le 18 avril dans le plus grand secret à bord d’un avion médicalisé de la présidence algérienne, soutien du mouvement sahraoui, et muni d’un « passeport diplomatique », selon le quotidien El Pais. Il avait ensuite été admis dans un état critique à l’hôpital de Logroño (nord).

    Une fois révélée, sa présence en Espagne avait déclenché une crise diplomatique majeure entre Madrid et Rabat.  Le Maroc avait exprimé son « exaspération » et réclamé une enquête « transparente » sur l’entrée « frauduleuse » du séparatiste en Espagne, en affirmant que le chef du Polisario avait voyagé « avec des documents falsifiés et une identité usurpée ».

    Madrid avait rétorqué, lors du départ de Brahim Ghali vers l’Algérie début juin après son hospitalisation, que le chef du Polisario « disposait de papiers d’identité à son nom avec lesquels il était entré en Espagne ».

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