Affaire Aït Eljid: le PJD en état d’alerte maximale après l’inculpation de Hamieddine

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Le secrétaire général du PJD Saadeddine El Othmani a annoncé la tenue d’une réunion, lundi soir, du secrétariat général du PJD, suite à l’inculpation de Abdelali Hamieddine par le juge d’instruction de la Cour d’appel de Fès, dans l’affaire de l’assassinat de Benaïssa Aït Eljid.
Branle-bas de combat au sein de la direction du PJD suite à l’inculpation d’un des ténors du parti, Abdelali Hamieddine, par le juge d’instruction de la Cour d’appel de Fès dans l’affaire de l’assassinat en 1993 de l’étudiant d’extrême-gauche Benaïssa Aït Eljid. Hamieddine, qui est membre du Secrétariat général du PJD, est désormais poursuivi pour le chef d’accusation de «participation à un homicide volontaire».
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La décision judiciaire de la Cour d’appel de Rabat a aussitôt fait réagir les cadors du parti islamo-conservateur. Dans une longue publication sur sa page Facebook , le ministre d’Etat chargé des Droits de l’homme a longuement critiqué la décision de la Cour d’appel, disant craindre «un retour en arrière» dans le processus de réforme de la justice.

Avant lui, l’avocat et membre du PJD, Abdessamad Idrissi, avait lui aussi condamné la décision du juge d’instruction. Dans un post publié sur sa page Facebook, l’avocat, qui est également membre du PJD, a déploré une décision « politique« , qui irait à l’encontre des « principes internationalement reconnus de la justice ».

Mais c’est le tweet de Saadedine El Othmani qui est venu démontrer l’état de choc dans lequel se trouve tout l’appareil du parti majoritaire. Le chef du gouvernement, en sa qualité de secrétaire général du PJD, a appelé à une réunion du secrétariat général (Direction du PJD) pour étudier les derniers développements de l’affaire Hamieddine. C’est dire l’état d’alerte maximale dans lequel se trouve le parti lampiste.
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Pour rappel, l’affaire Benaissa Aït Eljid avait éclaté le 25 février 1993, lorsque des groupuscules islamistes affiliés au Mouvement de la renaissance estudiantine, auquel Hamieddine faisait partie, et la mouvance d’Al Adl Wal Ihssane, avait arrêté un taxi qui transportait plusieurs étudiants de gauche. Ces derniers avait alors été roués de coups. Benaïssa Aït Eljid, qui faisait parti des victimes, avait succombé à ses blessures.