A Alger, Brahim Ghali s’en prend directement à l’ONU

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Crédit: APS.

En marge de la 6è conférence internationale sur le droit des peuples à la résistance qui s’est tenu ce weekend à Alger, le président de la RASD, Brahim Ghali, s’en est vertement pris à l’ONU.
Au moment où le Maroc hausse le ton en réaction aux provocations du Polisario qui souhaite créer un « état de facto » dans la zone de Gergarat, dans le Sahara marocain, à l’autre côté de la Moulouya, se tenait en même temps la 6è conférence internationale sur le droit des peuples à la résistance à Alger, en présence du chef du Polisario Brahim Ghali, comme le rapporte l’agence de presse algérienne APS.
Au terme des travaux de cette conférence, dont le thème de cette sixième édition était «Le Droit des peuples à la résistance: Le Cas du peuple sahraoui», le leader séparatiste a encore une fois salué le soutien de son parrain, l’Algérie, et sa «position immuable à laquelle le peuple algérien nous a habitué depuis le temps où nous étions sous colonisation étrangère».
Plus remarquable est le message adressé par Ghali à l’endroit de l’ONU, dont l’envoyé personnel pour le Sahara Horst Köhler vient de délivrer un rapport à Antonio Guterres, plutôt favorable au Maroc, et qui ne prévoit pas de mise en place d’un mécanisme de protection des droits de l’Homme au Sahara. Ce qui n’a pas du plaire aux séparatistes.
Lors du point presse tenu au terme des travaux de la Conférence d’Alger, Ghali s’en est pris directement à l’ONU. Selon lui, il est «inacceptable de voir les Nations Unies qui sont les responsables directs de la zone de conflit au Sahara Occidental, absents pour la protection et la surveillance des droits de l’homme».