2020 l’année la plus chaude au Maroc: 3 questions à un responsable à la DGM

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L’année 2020 est l’année la plus chaude jamais enregistrée au Maroc, avec une anomalie de température moyenne annuelle nationale de +1,4°C par rapport à la normale climatologique sur la période 1981-2010, a indiqué la Direction générale de la météorologie (DGM).

Dans un entretien accordé à la MAP, Lhoussine Youabed, chef de service communication à la DGM, revient sur les causes et les conséquences de l’augmentation de la température aux niveaux national et international.

1- Comment expliquez-vous que l’année 2020 soit l’année la plus chaude jamais enregistrée au Maroc? Cette hausse est-elle aussi enregistrée au niveau mondial?

En effet, l’année 2020 est considérée comme l’année la plus chaude à l’échelle mondiale en équivalence à l’an 2016. Cette hausse est d’environ 1,2°C par rapport à la normale climatologique 1850-1900. Au Maroc, la température moyenne annuelle de 2020 est la plus élevée depuis 1981, représentant ainsi une hausse d’environ 1,4°C par rapport à la normale climatologique 1981-2010.

D’autre part, on signale que le mois de juillet 2020 était exceptionnellement chaud concernant la température maximale et minimale. A cet égard et à titre indicatif, la température maximale mensuelle a atteint une valeur record de 40,4°C au niveau de la ville Fès, soit une hausse d’environ 2,15°C par rapport à la normale.

Cette hausse de température que connaît le Maroc et l’ensemble de la planète est tributaire à des émissions de gaz à effet de serre issus de l’activité industrielle, du transport, des incendies de forêt et bien d’autres. Ainsi, on peut dire que ce phénomène de réchauffement est généralisé et ne concerne pas le Maroc en particulier.

2- Pensez-vous que la température continuera d’augmenter dans les années à venir?

Avant de répondre à cette question, on rappelle que le Groupe Intergouvernemental d’Experts de Climat (GIEC) est l’entité mondiale officielle mandatée de publier régulièrement des rapports sur l’état du climat. Elle inclut dans ces membres des experts marocains d’un ensemble de disciplines. Les rapports du GIEC incluent entre autres des résultats sur les scénarios futurs de climat.

Les résultats parus dans ces rapports ainsi que les résultats d’études de recherche menés au sein de la Direction générale de la météorologie montrent que notre région continuera à se réchauffer en cas de manquement aux mesures prises.

3- Quelles sont les conséquences de l’augmentation de la température ?

La problématique du réchauffement a des impacts et répercussions divers, à savoir la hausse du niveau de la mer, la diminution de l’étendue glaciale, l’accentuation des phénomènes extrêmes comme les inondations, les incendies de forêt, la sécheresse et bien d’autres impacts.

Au Maroc, on constate une aridification du climat. Cette dernière pourra avoir entre autres des répercussions sur la ressource hydrique ainsi que sur certaines activités agricoles. Cette situation exige bien évidemment des mesures d’adaptation.

Et comme signalé auparavant, le réchauffement climatique est une problématique globale qui concerne l’ensemble des pays sans exception. Par conséquent, l’ensemble des pays sont invités à faire des efforts pour faire face à cette problématique. Le Maroc n’est pas un des pays pollueurs par rapport aux pays industrialisés, mais il est affecté par le réchauffement causé par les émissions de gaz à effet de serre dans l’air.

Le recours aux énergies propres et renouvelables est considéré parmi les solutions pouvant faire face à l’accentuation de ce phénomène d’effet de serre. C’est ainsi qu’on rappelle que notre pays est inscrit dans une politique ayant pour objectif de promouvoir l’utilisation d’énergies solaire et éolienne.

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