0,7% de la population marocaine a été en contact avec le virus du covid-19

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Selon les résultats préliminaires de l’enquête sérologique nationale initiée par le ministère de la Santé, 0,7% de la population marocaine possède des anticorps anti-SRAS-CoV-2-type IgG, ayant été en contact avec le virus covid-19. 

Dans un communiqué officiel publié le 17 septembre, le ministère de la Santé a annoncé les résultats préliminaires de son enquête sur la séroprévalence des citoyens marocains. Des tests sérologiques ont été appliqués sur des échantillons sanguins provenant de donneurs dans des centres de transfusion sanguine, des laboratoires publics régionaux ou nationaux (Institut national de la santé de Rabat et Institut Pasteur de Casablanca) et dans des CHU.

L’objectif de cette étude est de connaître la prévalence du virus ainsi que le taux de l’immunité de la population, explique le ministère. Tenant compte de toutes les régions du royaume, ces résultats ont été validés par un comité scientifique et technique, désigné sur décision ministérielle, ainsi que le comité de déontologie des recherches scientifiques.

Sur un échantillon de 85.000 donneurs de sang au Maroc sur la période entre mars et août dernier, 0,7% présente des anticorps anti-SRAS-CoV-2-type IgG. Sur 36,3 millions de Marocains, ce ratio concerne alors 254.100 personnes ayant été en contact avec des personnes contaminées par le coronavirus.

 

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« Ces résultats reflètent l’efficacité de la performance du système de surveillance épidémiologique de notre pays, qui a pu suivre tous les cas porteurs du virus », lit-on dans le communiqué du ministère qui compare « à certains pays du monde ». « Les études sur la prévalence de l’infection par le coronavirus chez les donneurs de sang ayant conclu à un taux enregistré de 1,7% au Danemark, 2,7% aux Pays-Bas et 2,23% au Québec », rapporte-t-il.

Le ministère énonce que « l’enquête sérologique est nécessaire pour connaître l’étendue de l’infection du covid-19 au sein de la population », soit « une approche importante de la surveillance épidémiologique, (…) surtout si l’on sait que la plupart des cas positifs sont sans symptômes ».

Et d’ajouter: « Les résultats de cette surveillance épidémiologique permettent également d’évaluer l’efficacité des mesures prises pour limiter la propagation de l’épidémie, et d’orienter les actions proactives liées à la prévention et à la lutte contre l’épidémie ». Ainsi le ministère de la Santé prépare une stratégie de surveillance sérologique nationale ciblant particulièrement les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes âgées de 60 ans et plus, les professionnels de la santé, les détenus des établissements pénitentiaires et les donneurs de sang. Six millions de personnes parmi ces populations les plus vulnérables doivent être sondées par cette investigation nationale.