Dacia Duster 2: plus nouveau qu’il n’y paraît

NOUVEAUTÉ – Le nouveau Duster,  révélé au salon de Francfort, ne conserve aucune pièce de carrosserie de son prédécesseur.

Le Duster, vendu à plus de 2 millions d’exemplaires depuis son lancement en 2009, aura largement contribué à démocratiser le SUV Compact, autant qu’à embellir l’image de Dacia. Alors qu’il occupe encore la troisième place du podium, ô combien convoité, des ventes de SUV compacts en Europe, son successeur pointe aujourd’hui le bout de son capot.

La ceinture de caisse rehaussée renforce l’impression de robustesse et de protection.

François Mariotte, directeur des ventes et du marketing ne cache pas que le renouvellement de ce modèle fétiche a représenté un véritable challenge. «L’acheteur de Dacia place le prix en premier critère d’achat, avant le style, mais en achetant une voiture neuve il cherche en même temps à se faire plaisir.»

Difficile de toucher à un modèle devenu une icône de la marque, d’autant qu’il participe pour beaucoup à sa rentabilité. Il y a quatre ans, les bureaux de style maison implantés en Roumanie, au Brésil et en France ont donc été mis en concurrence, et c’est la proposition française qui fut retenue.

Laurens Van Den Acker qui pilote le design de Renault et Dacia, qualifie l’inspiration de la marque française de latine et celle de la roumaine de germanique. «Dacia est un spécialiste en son genre. Son style doit rassurer, malgré un prix de vente attractif qui sème le doute. Une Dacia doit être simple, robuste et généreuse… comme un trombone!»

David Durand, directeur du design Dacia, souligne: «Le nouveau Duster ne conserve pas un élément de carrosserie de son prédécesseur.» La calandre s’affirme en s’étirant jusqu’aux feux, accentuant ainsi l’impression de largeur. Le pare-brise est plus incliné et avancé de 100 mm.

Ajoutez des skis de protection de couleur chrome satiné, une ceinture de caisse plus haute, une vitre de custode arrière plus petite générant un profil en coin, des enjoliveurs d’ailes noirs, de robustes barres de toit en aluminium et des roues de plus grand diamètre (17 pouces), et vous obtenez une véritable silhouette de baroudeur.

L’impression générale est celle d’un design plus abouti. Pour autant les liens de parenté avec la famille Dacia restent évidents et se vérifient au travers d’une face avant évoquant celle d’une Sandero Stepway, tandis que le hayon arrière présente certaines similitudes de traitement avec celui du monospace Lodgy.

Vincent Fournier, chef de projet, nous confirme que ce nouveau Duster est toujours construit à partir de l’économique plateforme B Zero, celle de la Logan de 2004. En revanche Dacia a investi dans une nouvelle chaîne d’assemblage qui devrait engendrer une meilleure qualité de fabrication, notamment des ajustements de tôles plus précis.

La hayon arrière évoque le monospace Lodgy et les feux à LED la Jeep Renegade.

Les cotes de la carrosserie, l’habitabilité et la masse évolueraient peu. Les motorisations et les transmissions, à deux et quatre roues motrices, resteront identiques à celles utilisées cette année. De nouveaux moteurs sont toutefois susceptibles d’arriver en septembre 2018, à la faveur de l’entrée en vigueur de la norme Euro 6c.

Reste le traitement de l’habitacle et le niveau d’équipement, et Dacia annonce, là encore, beaucoup de changements. Nous en saurons plus à l’ouverture du salon qui se tiendra à Francfort du 14 au 20 septembre.

Alors que le Duster original apparaissait comme une Sandero bodybuildée, sa seconde génération affirme son statut de SUV.

Par  Thierry Etienne pour Le Figaro