Double consécration pour la Jaguar F-Pace aux World Car Awards 2017

à 15:19

Le SUV sportif affichant la plus forte croissance de vente de toute l’histoire de la marque britannique s’est vu décerné le titre de «Voiture Mondiale de l’Année» et le «Prix du Design» aux World Car of the Year 2017.

Cette victoire est très importante, car elle est la première de Jaguar aux World Car Awards. Et surtout, la F-Pace devient le deuxième véhicule a réalisé l’exploit de remporter les deux prestigieux trophées. De quoi forcer le respect de Mike Rutherford, vice-président du World Car Awards/World Car of the Year: «le constructeur britannique a su affronter et battre ses rivaux européens, asiatiques et nord-américains pourtant plus grands et aux moyens financiers plus importants».

Grâce au lancement de trois nouvelles lignes de produits au cours des 12 derniers mois, Jaguar a vu ses ventes s’envoler sur toute la gamme, devenant la marque affichant la plus forte croissance de toute l’Europe. Le constructeur a également enregistré une belle évolution dans le monde: 172.848 unités vendues sur l’année fiscale 2016/2017, soit une évolution de 83% comparé à l’exercice précédent. Et l’introduction de la F-Pace y a largement contribué. Alors, qu’est-ce qui fait la particularité de ce véhicule?

  • Un très grand coffre

De prime abord, la F-Pace présente un format plus généreux que la moyenne. Avec une longueur de 4,73 m, le F-Pace s'avère 10 centimètres plus long que les premiums allemands. Élaboré à partir de la même plateforme que les berlines XE et XF, le F-Pace repose sur un grand empattement (2,87 m) qui profite à l'habitabilité, notamment aux places arrière. Seule réserve, le passager installé au centre éprouvera quelques difficultés pour caser ses pieds. Si le SUV britannique creuse l'écart, c'est d'abord grâce à la contenance de son coffre qui s'établit à 650 litres, soit une bonne centaine de litres de plus que ses rivaux. Revers de la médaille, malgré une caisse composée à 80 % d'aluminium et un hayon arrière en matériaux composites, le F-Pace paye ce surcroît d'espace par une masse supérieure d'un bon quintal.

  • Un V6 diesel fort en couple

Le poids de forme du F-Pace tournant autour de 1,9 tonne à vide, les motorisations les plus puissantes sont à privilégier. Jaguar France fait d'ailleurs l'impasse sur le 4-cylindres essence qui figure pourtant au programme du constructeur. Dans l'Hexagone, l'entrée de gamme est constituée par le ronflant 4-cylindres diesel Ingenium de 180 ch, seul bloc disponible avec une boîte manuelle et une transmission à deux roues motrices (propulsion). Les émissions de CO2 sont alors limitées à 129 g/km, ce qui ne manquera pas d'intéresser les sociétés. Dans un tout autre style, on peut opter pour un très musical V6 essence à compresseur, emprunté à la F-Type et fournissant 340 ch ou 380 ch. La boîte automatique à 8 rapports et la transmission intégrale sont alors de rigueur. Il en est de même pour le V6 diesel biturbo d'origine Ford/PSA, dont les motoristes de Jaguar sont parvenus à tirer 300 ch et 700 Nm de couple.

  • Lourd mais agile

Cette mécanique dotée d'impressionnantes ressources à bas régime forme, selon nous, le meilleur binôme possible avec le pesant F-Pace. Les reprises s'avèrent énergiques, la sonorité est agréable et contenue, quant à la consommation, au terme de notre essai, l'ordinateur de bord indiquait un raisonnable 9,2 l/100 km. Mené bon train, le gros félin surprend par l'agilité dont il fait preuve sur route sinueuse. Ce SUV n'est pas loin d'être aussi efficace sur route que la berline XF. Entre le moelleux d'un Range Rover et la raideur d'un Macan, il propose un judicieux compromis qui ne décevra ni l'amateur de pilotage, ni les passagers au dos sensible. Seule restriction, éviter les grandes roues de 22 pouces qui magnifient la ligne mais dégradent la filtration sur mauvaise route.

  • Une aide à la montée

Pour l'anecdote, le Jaguar F-Pace a fait ses classes dans le très réputé centre tout terrain Land Rover Eastnor, implanté au Royaume-Uni. Une garde au sol de 213 mm, une faculté à traverser des gués de 525 mm et des programmes de conduite adaptés lui confèrent d'étonnantes aptitudes au crapahutage, dûment vérifiées en hors-piste. Un joli potentiel que peu de propriétaires exploiteront, hormis peut-être l'aide à la montée, jumelle de la traditionnelle aide à la descente, qui automatise la manœuvre et pourrait tirer d'affaire un conducteur confronté à une ascension difficile, sur la neige par exemple. La majorité des clients sera certainement plus sensible à la connectivité évoluée autorisant la connexion simultanée de huit appareils sur la borne Wi-Fi intégrée au véhicule et au système multimédia commandé par un large écran tactile de 10,2 pouces. Dommage que la qualité perçue à l'intérieur de l'habitacle n'égale toujours pas les références allemandes.

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