Le RN, « prêt à exercer le pouvoir », évoque Bardella pour Matignon

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Marine Le Pen a affirmé dimanche 9 juin que le RN était "prêt à exercer le pouvoir" à l'issue des législatives des 30 juin et 7 juillet, avec Jordan Bardella déjà annoncé Premier ministre. © DR.

Marine Le Pen a affirmé dimanche que le Rassemblement national était « prêt à exercer le pouvoir » à l’issue des élections législatives des 30 juin et 7 juillet, avec Jordan Bardella déjà annoncé Premier ministre.

« Nous sommes prêts à exercer le pouvoir si les Français nous font confiance lors de ces futures élections législatives », convoquées à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République, en réponse à la large victoire du RN aux élections européennes.

La liste, conduite par Jordan Bardella, est arrivée largement en tête du scrutin, avec plus de 30% des voix – deux fois plus que la liste macroniste, conduite par Valérie Hayer, arrivée deuxième.

Dans un coup de tonnerre, Emmanuel Macron a annoncé dans la foulée la dissolution de l’Assemblée nationale.

« Nous sommes prêts à redresser le pays, prêts à défendre les intérêts des Français, prêts à mettre fin à cette immigration de masse, prêts à faire du pouvoir d’achat des Français une priorité, prêts à entamer la réindustrialisation du pays », a martelé Marine Le Pen, « saluant » une dissolution qui « s’inscrit dans la logique des institutions de la Ve République ».

L’ancienne candidate à la présidence de la République, arrivée au deuxième tour de l’élection en 2017 et 2022, a appelé les Français à « former, autour du Rassemblement national une majorité au service de la seule cause qui guide nos pas: la France ».

Lire aussi: France: Macron dissout l’Assemblée nationale et convoque des législatives anticipées

Le parti « se battra pour avoir une majorité » et pour que son président, Jordan Bardella, « arrive à Matignon » comme Premier ministre à l’issue des législatives, a assuré sur BFMTV le vice-président du parti, Louis Aliot.

Emmanuel Macron « n’avait pas le choix » en annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale, a-t-il estimé, car « il ne pouvait pas continuer à gouverner la France avec une majorité du peuple contre lui ».

Le député RN Sébastien Chenu a déjà appelé à se « réunir au-delà des partis », « autour des candidats du Rassemblement national », qu’il a qualifié sur France 2 de « seul parti capable de remplacer le parti d’Emmanuel Macron ».

« Croyez-moi, nous sommes prêts », a-t-il résumé.

Lire aussi: Européennes: l’extrême droite se renforce, séisme politique en France 

Avec 31,5 à 32,4% des voix selon les instituts Ipsos et Ifop, le Rassemblement national va contribuer de manière décisive à la montée en puissance du camp nationaliste et souverainiste au Parlement européen, principal enseignement du scrutin au niveau de l’Union.

« Cette grande victoire des mouvements patriotes s’inscrit dans le sens de l’Histoire qui voit partout dans le monde, le retour des nations, des protections (…). Elle ferme cette parenthèse mondialiste douloureuse qui a tant fait souffrir les peuples dans le monde », a estimé Marine Le Pen.

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