La revue de presse de ce jeudi 30 mai

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La revue de presse de ce mercredi 19 juin
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Augmentation du prix du pain ; Hausse des salaires et du SMIG ; Nouvelles taxes à Casablanca ; 4 milliards de dirhams pour l’ONEE ; La décarbonation en marche ; Marchés de gros: chronique d’une fin… Voici les dernières informations de la presse nationale de ce jeudi:

Le Matin

Hausse du prix du pain: les professionnels vont statuer aujourd’hui

Après la polémique sur la hausse du prix du pain suite à l’augmentation de celui du gaz butane, les professionnels de la boulangerie et de la pâtisserie se réunissent aujourd’hui pour débattre de la situation du secteur. Contacté par «Le Matin», le président de la Fédération nationale des boulangeries et pâtisseries du Maroc (FNBP), Lhoucine Azaz, affirme que le débat sera ouvert avec l’ensemble des représentants régionaux de la fédération. La hausse du prix du gaz butane et son impact sur le secteur sera le sujet principal de la discussion, affirme le responsable. Toutefois, cette hausse n’est pas la seule problématique dont souffrent les professionnels, explique Azaz. «La hausse du prix du gaz est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Cela a eu un impact direct sur le coût de production du pain», note notre interlocuteur.

L’Economiste

Hausse des salaires et du SMIG: l’effet sera limité sur le pouvoir d’achat

La hausse du Smig de 10% en deux phases à partir de 2025, ainsi que l’augmentation des salaires des fonctionnaires de 1.000 DH en deux temps à partir de juillet prochain, ne couvriront que partiellement l’inflation projetée. Selon le Centre marocain de conjoncture (CMC), ces revalorisations arriveront difficilement à couvrir l’évolution des prix projetée à l’horizon 2026 si l’on prend en compte les fortes hausses enregistrées depuis le début de la décennie. La situation devient plus problématique lorsqu’on considère les gains de productivité enregistrés durant la même période et leurs implications en termes de répartition des revenus. Le décalage entre la dynamique des prix et celle des salaires prend alors une dimension plus importante. Autrement dit, même si les entreprises augmentent leurs gains grâce à une meilleure productivité, les travailleurs ne bénéficient pas pleinement de ces gains, ce qui accentue l’écart entre l’évolution des prix et des salaires.

Commune de Casablanca: de nouvelles taxes pour renflouer les caisses

Pour renflouer ses caisses, la commune de Casablanca vient d’instaurer de nouvelles taxes. Lors de la récente session de mai du conseil de la ville, les élus ont adopté un amendement de l’arrêté fiscal n° 01/2018. II ne reste plus que le visa du wali de la région Casa-Settat, pour que ces taxes entrent en vigueur. Ainsi, pour obtenir le certificat de conformité, il faudra désormais payer un montant forfaitaire de 5.000 DH. Pour l’autorisation d’exploitation des locaux commerciaux et professionnels, un montant forfaitaire de 2.000 DH sera appliqué. Il en est de même pour obtenir l’autorisation d’exercice d’activités commerciales, industrielles ou artisanales qui passera à 3.000 DH. Mais la taxe la plus importante est celle imposée aux exploitants des salles de fêtes qui devront s’acquitter d’un montant de 50.000 DH pour obtenir l’autorisation d’exploitation des salles de fêtes.

L’Opinion

Eau et électricité: 4 milliards de dirhams pour garantir la stabilité des prix

Afin de soutenir les prix de l’eau et de l’électricité, le gouvernement va injecter quatre milliards de dirhams supplémentaires dans le budget de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau potable (ONEE). C’est ce qu’a révélé Fouzi Lekjaa, lors d’une réunion avec les partis de la majorité, qui s’est tenue au siège du Parti de l’Istiqlal, sous le thème de la «durabilité des finances publiques». Cette mesure vise principalement à protéger le pouvoir d’achat des citoyens marocains en maintenant les prix à des niveaux stables, dans un contexte marqué par la sécheresse et les défis énergétiques. Une initiative qui vient également conforter le chantier de «l’Etat social» prôné par le Souverain.

Ryad Mezzour: «Nous voulons produire 1,4 million de voitures d’ici 3 ans»

Le Maroc projette de faire passer la production automobile de 700.000 voitures par an à 1 million en 2025, et aspire à doubler cette production dans 4 ans, selon Ryad Mezzour. En réponse aux questions des Conseillers, lors de la séance du 28 mai, le ministre de l’Industrie, Ryad Mezzour, a affirmé que le Royaume a la capacité de produire 700.000 voitures par an. Une capacité qui devrait doubler dans les prochaines années. Mezzour a également indiqué qu’en 2023, la filière de fabrication des voitures a réalisé la production et l’exportation d’un total de 700.000 véhicules pour une valeur globale de 140 milliards de dirhams.

Les Inspirations éco

Pollution industrielle: la mue vers la décarbonation est en marche

La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Laila Benali, a annoncé l’élaboration d’un ambitieux programme de prévention et de lutte contre la pollution industrielle pour la période 2024-2035. Ce programme, d’un coût global de 19 milliards de dirhams (MMDH), vise à réduire l’impact des déchets industriels sur l’environnement marocain. Ce nouveau programme, en cours d’approbation, mobilisera une enveloppe financière significative grâce à des partenariats internationaux et à la contribution de divers acteurs des secteurs public et privé. Lors de son intervention à la Chambre des conseillers, Benali a souligné que cette initiative fait partie intégrante des efforts du gouvernement pour renforcer les mécanismes de réduction de l’impact des déchets industriels et promouvoir un développement industriel propre.

Al Ahdath almaghribia

Les associations des retraités inquiètes de la marginalisation

Les retraités de plusieurs ministères et administrations publiques ont vivement dénoncé leur exclusion du dialogue social tenu entre le gouvernement et les syndicats, exprimant leur rejet des résultats de ce dialogue, car il ne comporte aucune référence à leur dossier revendicatif. Les associations ont dénoncé, dans un communiqué, leur « exclusion » de ce dialogue, déplorant que les retraités ne soient pas inclus pour bénéficier de ses résultats et voir augmenter leurs pensions pour pouvoir « vivre dignement dans le pays qu’ils ont contribué à édifier », et « établir une culture de reconnaissance entre les générations, qui constitue l’un des moyens essentiels de la cohésion de tous les pans de la société ». Ils ont estimé que ce qui s’est passé lors du dialogue social constituait « une marginalisation intentionnelle des retraités et un mépris de tous leurs droits, n’aidant pas à édifier les bases de l’État social, en raison de l’absence de la volonté politique du gouvernement de garantir l’équité entre les citoyens sans discrimination, conformément aux dispositions de la Constitution de 2011 ».

Al Akhbar

L’«occupation» des logements de fonction suscite des critiques de Benmoussa

Le dossier d’occupation du logement de fonction a fait un retour au premier plan au sein du ministère de l’Éducation nationale, le Groupe de la CDT au sein de la Chambre des conseillers se plaignant d’«irrégularités dans la gestion et la gouvernance, dont l’occupation illégale du logement de fonction », outre ce qui a été qualifié de « tolérance des cas d’occupation de logement de fonction » ainsi que la présence de « violations » dans la gestion d’excédent et de déficit. Le syndicat a appelé Chakib Benmoussa à révéler les « mesures qui seront prises pour corriger ces irrégularités et améliorer la performance du ministère, en révisant l’opération de la gestion du surplus et de la pénurie et en ouvrant une enquête dans les cas d’occupation illégale du logement de fonction». Dans un autre registre, les syndicats avaient appelé le gouvernement à révéler les mesures qu’il compte prendre afin de publier la liste des fonctionnaires bénéficiant des logements administratifs de fonction afin de garantir le droit d’accès à l’information.

Al Massae

Laftit reconnait que les marchés de gros de fruits et de légumes ont expiré

Le ministre de l’Intérieur a affirmé que le nombre des marchés de gros de fruits et de légumes au niveau national atteint 30 marchés structurés, outre huit autres non structurés, ajoutant que les revenus de ces marchés dépassent 400 millions de dirhams par an, tandis que leurs chiffre d’affaire annuel excède 7 milliards de dirhams, reconnaissant toutefois l’existence de plusieurs dysfonctionnements dans ces marchés. Laftit a indiqué, dans sa réponse aux questions des Conseillers parlementaires, que le modèle des marchés de gros de fruits et de légumes, en vigueur depuis la période de l’indépendance, n’est plus d’actualité, que ce soit au niveau du système juridique les régissant ou leurs modes de gestion, soulignant la fin de ces marchés et annonçant qu’il est temps de passer à un nouveau modèle tranchant totalement avec l’ancien modèle aux niveaux juridique, de gestion ou de vente.

Al Alam

Un virus « mystérieux » inflige aux agriculteurs de lourdes pertes financières

De nombreux producteurs de pastèques, de courge, de concombres et d’autres produits dans la province de Taroudant ont subi des pertes financières de l’ordre de millions de centimes. D’après les déclarations des agriculteurs, cette situation est due à un mystérieux virus ayant un impact sur la couleur et le goût de ces produits ainsi que leurs aspect extérieur jaunâtre, ce qui a fait baisser leurs valeurs financières à un niveau ne couvrant pas les frais de récolte, de transport et de commercialisation. S’estimant lésés, ces agriculteurs appellent le ministère à intervenir en envoyant une commission scientifique pour déterminer les raisons et les circonstances de ce problème et définir les responsabilités, soulignant également la nécessité de les indemniser pour les pertes subies à cause de ce virus « mystérieux ».

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