Importations alimentaires : la facture mondiale devrait augmenter en 2024 selon la FAO

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FAO
Un drapeau de la FAO. Photo: DR.

La facture mondiale des importations alimentaires devrait augmenter d’environ 2,5% en 2024, dépassant les 2.000 milliards de dollars, selon un nouveau rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Ces projections s’expliquent par des conditions macroéconomiques relativement favorables, notamment une croissance économique mondiale régulière, et la baisse des prix des produits alimentaires, indique la FAO qui s’appuie notamment sur la prévision de croissance économique mondiale pour 2024 du Fonds monétaire international (FMI), « stable » à 3,2%, ainsi que sur celle de la Banque mondiale, qui voit les prix de l’énergie et des produits agricoles à continuer à baisser.

« La combinaison de ces facteurs devrait soutenir les revenus et stimuler la demande d’importations alimentaires dans le monde, ce qui pourrait faire gonfler la facture alimentaire mondiale de plus de 50 milliards de dollars en 2024 », souligne-t-on.

Par ailleurs, l’agence onusienne estime que « les approvisionnements de la plupart des principales denrées alimentaires mondiales devraient être suffisants en 2024/25 ».

S’agissant de la production, « les rendements mondiaux de riz et d’oléagineux devraient atteindre des niveaux record, tandis que ceux de blé et de maïs devraient connaître une légère baisse », estime l’agence dans son rapport semestriel « Perspectives de l’alimentation ».

Pour les engrais, la FAO envisage « une stabilité au cours des six prochains mois », notamment concernant les prix, avec une « amélioration de la disponibilité ».

En avril 2024, « les prix des engrais, tels que présentés par un panier de prix de l’azote, du phosphore et du potassium, s’élevaient en moyenne à 327 dollars par tonne », soit une baisse de 60% par rapport à avril 2022.

« Avec la baisse des prix, les volumes d’échanges d’engrais ont rebondi, les échanges d’azote étant proches de leur niveau de 2021 », souligne le rapport, qui rappelle l’impact de la guerre en Ukraine – et de la flambée de l’énergie qui l’a accompagnée – sur la hausse des prix des fertilisants, notamment les engrais azotés fabriqués à partir de gaz naturel.

En 2023, la facture des importations alimentaires était restée relativement stable (+0,4%), après les fortes hausses de 2021 (+18%) et 2022 (+11%), marquées par une forte inflation post-crise sanitaire puis par la guerre en Ukraine.

L’an dernier, la facture avait été dopée par les dépenses d’importation de sucre (+12,7%) et de fruits et légumes (+6,5%). Ces hausses avaient largement compensé le reflux du coût des importations des huiles animales et végétales (-12,2%), dont les prix mondiaux avaient baissé.

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