Vidéo. Après l’Espagne, l’Algérie avertit contre le risque d’enlèvement d’étrangers dans les camps de Tindouf

Le gouvernement algérien a lancé une alerte de sécurité destinée à la Mission des Nations Unies au Sahara (Minurso) à propos d’un plan en vue de kidnapper des étrangers dans les camps de réfugiés et dans les zones à l’est du mur des sables, indique TSA dans un article publié ce lundi 02 décembre.

Après la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, qui a souligné jeudi dernier que le risque d’attentats terroristes à l’encontre de ressortissants espagnols dans les camps de Tindouf, en Algérie est «imminent», c’est au tour du gouvernement algérien de confirmer l’existence de menaces réelles confirmées par les services de renseignements étrangers dans ma région.

D’après le site d’information algérien, le gouvernement algérien a recommandé une série de mesures visant à protéger les membres de la mission onusienne.

Les recommandations interviennent sur la base «d’informations relatives à la préparation d’enlèvements d’étrangers des camps de réfugiés et des zones situées à l’est du mur de sable et à la mise en place d’un plan pénal ciblant les intérêts espagnols dans les camps», ajoute la missive adressée par le gouvernement algérien à la Minurso.

Couvre feu à 22h

Parmi ces mesures, l’Exécutif algérien recommande, notamment, d’«arrêter tout mouvement après 22h (couvre-feu à 22h) sauf dans les cas d’urgence. Tout mouvement après 22h devrait se faire sous escorte», de «respecter les procédures et les protocoles de mouvement établis» ou encore de «suivre les procédures établies pour garer les véhicules de l’ONU».

A rappeler que la ministre espagnole de la Défense a affirmé, jeudi dernier, qu’il s’agit «d’une menace réelle confirmée par les services de renseignements étrangers opérant dans la région».

Un jour auparavant, mercredi 27 novembre, le ministère espagnol des Affaires étrangères a déconseillé à ses ressortissants de se rendre dans les camps de Tindouf, en territoire algérien, en raison de «l’instabilité accrue dans le nord du Mali et l’augmentation de l’activité des groupes terroristes dans la région».

Ces alertes confirment les connexions dangereuses du polisario avec plusieurs organisations terroristes internationales et groupes criminels spécialisés dans le trafic transfrontalier de tout genre s’activant dans la zone du Sahara et du Sahel.