Un haut cadre du ministère des Finances devant la justice pour adultère

2400

Suite à une plainte déposée par un ingénieur contre sa femme et un responsable du ministère de l’Economie et des Finances, le service préfectoral de la police judiciaire de Rabat a déféré, mardi 26 novembre, le responsable et la femme du plaignant devant le procureur du roi. Les deux sont désormais poursuivis en état de liberté pour adultère.

Après avoir remarqué des «signaux» d’infidélité, un ingénieur d’Etat a placé une caméra numérique dans la voiture de sa femme qui travaille au ministère de l’Economie et des Finances. Ayant pris l’habitude de dérusher la caméra une fois tous les trois mois, l’ingénieur a découvert au début de ce mois de novembre des conversations coquines de sa femme avec un de ses responsables, indique Assabah dans son édition du jeudi 28 novembre.

Après l’avoir «dépouillé» de son téléphone, il a trouvé qu’elle échangeait des vidéos et des photos coquines. Ce qui l’a poussé a déposé une plainte auprès du procureur du roi revendiquant l’ouverture d’une enquête à ce sujet.

Après que le parquet ait entendu les deux suspects, il a ordonné l’interdiction de voyage de ces deux derniers et leur poursuite en état de liberté et le placement sous scellé de leurs téléphones portables.

 

Lire aussi: L’actrice et le réalisateur accusés d’adultère maintiennent leur version des faits

 

Une source proche de l’enquête préliminaire, indique le quotidien, a affirmé que les téléphones portables des deux accusés ainsi que des CD contenant les rushes enregistrés par le mari ont été transférés au laboratoire technique de la police judiciaire de la DGSN afin de réaliser une expertise technique dans le but de vérifier la véracité des accusations.

Bien qu’elle ait nié l’accusation d’adultère en prétendant qu’elle a été victime de harcèlement et de menaces, le parquet a retenu cette accusation contre la femme. Celle-ci a, en revanche, avoué que le responsable du département de Mohammed Benchaâboun exerçait des pressions sur elle.

Les conversations téléphoniques enregistrées par la caméra ont montré des conversations cordiales dans lesquelles le responsable lui demandait «comment elle va» et elle répond par des «bien arrivée chez moi». Et bien que les pièces à conviction montrent des conversations à des heures tardives, le responsable insiste à nier les accusations et prétend qu’il s’agit de conversations professionnelles.

Alors qu’il était attendu que les deux mis en cause soient poursuivi en détention, surtout après l’interdiction de voyager décidée par le parquet, celui-ci a fixé la première audience pour le 12 décembre prochain.