Biden veut rivaliser avec les nouvelles routes de la soie de Pékin

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Les Etats-Unis veulent rivaliser avec la Chine et mettre en place une initiative comparable aux grands projets financés par Pékin dans le cadre des « nouvelles routes de la soie », a indiqué le président américain Joe Biden.

L’initiative a été évoquée lors d’une conversation téléphonique avec le Premier ministre britannique Boris Johnson vendredi, a précisé M. Biden.

« Nous avons parlé de la Chine et de la compétition dans laquelle elle est engagée avec les nouvelles routes de la soie », a-t-il dit.

« J’ai suggéré que nous ayons, pour l’essentiel, une initiative similaire venant des Etats démocratiques pour aider les populations autour du monde qui ont besoin d’aide », a expliqué le président américain.

Les « nouvelles routes de la soie » sont des grands projets d’infrastructures financés par Pékin qui doivent relier la Chine à l’Europe en passant par l’Asie et l’Afrique. Mais ces projets pharaoniques inquiètent les rivaux régionaux de la Chine et les pays occidentaux qui y voient une manière pour Pékin d’augmenter son influence politique et économique.

 

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Londres n’a pas mentionné cette initiative dans le compte-rendu de la conversation entre les deux dirigeants, notant toutefois qu’ils avaient évoqué « une action significative » pour imposer des sanctions contre « ceux qui violent les droits humains » des musulmans ouïghours au Xinjiang.

Selon des études publiées par des instituts américain et australien, rejetées par Pékin, au moins un million de Ouïghours ont été internés dans des « camps » au Xinjiang, et certains soumis à du « travail forcé », notamment dans des champs de coton. Washington estime que la répression de cette minorité musulmane constitue un « génocide ».

L’Union européenne, le Royaume-Uni, le Canada, et les Etats-Unis ont imposé des sanctions coordonnées contre plusieurs responsables politiques et économiques de cette région du nord-ouest de la Chine. Pékin, qui dénonce une ingérence dans ses « affaires internes », a répliqué avec ses propres sanctions contre des personnalités britanniques et européennes, ainsi que plusieurs marques étrangères