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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    La diffusion d’allégations tendancieuses par des organes de presse français et sur des pages de réseaux sociaux concernant l’humoriste franco-algérien Brahim Bouhlel incarcéré à la prison locale d’Oudaya à Marrakech s’inscrit dans une « campagne enragée » dirigée par certaines parties en France contre le royaume, a affirmé, lundi, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).

    Alors que la deuxième saison de la série « Validé » dans laquelle il joue sort le 11 octobre prochain, Brahim Bouhlel, humoriste franco-marocain incarcéré dans une prison à Marrakech, fait parler de lui. Des allégations tendancieuses ont été diffusées par des organes de presse français et sur des pages de réseaux sociaux à son sujet, rapporte la MAP.

    Selon la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), il s’agit d’une « campagne enragée » dirigée par certaines parties en France contre le royaume.

    « Ces actes successifs de harcèlement médiatique ne sont en fait que des tentatives de chantage qui, sous couvert de protection des droits de l’Homme, visent à réaliser des objectifs inavouables », souligne la DGAPR dans une mise au point en réponse aux allégations diffusées par un avocat français dans certains sites d’information français concernant Brahim Bouhlel.

     

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    Condamné en avril dernier à huit mois de prison ferme pour enregistrement et diffusion de photos et vidéos pour des personnes sans leur accord préalable et diffamation contre elles ainsi que contre des mineurs, l’humoriste est incarcéré à la prison locale d’Oudaya à Marrakech.

    « Comment expliquer les accusations d’espionnage moyennant des programmes informatiques dirigés de façon totalement infondée contre celui-ci et l’appui que certains responsables français dans certaines ONGs apportent à des détenus condamnés dans des affaires de droit commun? » s’interroge la même source.

    Logé avec neuf autres codétenus et non 15

    La DGAPR relève que contrairement aux allégations apocryphes de l’avocat concerné selon lesquelles le détenu en question serait placé dans une cellule abritant 15 prisonniers, il est logé avec neuf autres codétenus dans une cellule qui comporte 12 lits.

    Dans l’émission Quotidien, le réalisateur de la série « Validé », Franck Gastambide, a donné des nouvelles de son ami détenu qui lui téléphone régulièrement de la prison. « Ce que je sais, c’est que les conditions sont difficiles, qu’ils sont à 15 dans une cellule, avec des chiottes au milieu, c’est ça la réalité d’une prison au Maroc », a-t-il déclaré, mentionnant un appel hebdomadaire avec lui d’une durée de deux minutes.

     

    La DGAPR infirme également l’insuffisance de la fréquence et la durée des communications téléphoniques qui lui sont accordées et assure que le détenu bénéficie de tous les droits reconnus par la loi en vigueur à tous les prisonniers. Comme tout autre codétenu dans cet établissement, Bouhlel a le droit de passer des coups de téléphone trois fois par semaine et chaque fois pour une durée de 10 minutes.

    Le détenu a fait montre de volonté de participation aux activités de préparation à la réinsertion, poursuit le communiqué, faisant savoir qu’il a participé tout récemment à la « Caravane nationale du Sahara marocain dans les établissements pénitentiaires » en se produisant dans un sketch devant les détenus et les invités.

    Le caractère mensonger des allégations de l’avocat est établi par la communication téléphonique d’une responsable consulaire avec la direction du pénitencier, datée du 27 septembre 2021 et dans laquelle elle l’a remerciée pour le bon traitement qu’elle réserve à ce détenu ainsi qu’aux autres prisonniers de nationalité française incarcérés dans cette prison et que des agents consulaires français ont bien constaté lors de leurs visites à ces détenus, précise la DGAPR.

     

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    Il est bien curieux que des sites d’information français diffusent des allégations mensongères et tendancieuses sur les conditions de détention dans la prison locale susnommé. Ils vont jusqu’à les généraliser aux autres pénitenciers du royaume, cherchant par là même à tromper l’opinion publique.

    Pendant ce temps-là, ils passent sous silence les «mauvaises conditions de détention» et le «traitement dégradant» dans les établissements pénitentiaires français qui ont été reprochés à ce pays par la Cour européenne des droits de l’Homme dans son rapport rendu public en date du 30 janvier 2020, conclut la même source.

    Pour rappel, cette affaire est née de la diffusion sur les réseaux d’une vidéo, dans laquelle Brahim Bouhlel, attablé dans un restaurant à Marrakech aux côtés de «Zbarbooking» et de l’acteur français Hedi Bouchenafa, filmant trois mineurs en proférant des insultes. Après trois refus, l’avocate de Bouhlel, Andra Matei, prévoit de déposer une nouvelle demande de grâce royale ce mois-ci. De son côté, Zbarbooking a été condamné à un an de prison ferme.

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