Les autorités locales de la préfecture de M'diq-Fnideq ont décidé de fermer une plage proche…
Fnideq: des barrières sur la plage pour freiner l’émigration vers Sebta (vidéo)
Publié leLes autorités de Fnideq ont commencé à installer des barrières métalliques le long de la plage pour empêcher les candidats à la migration clandestine d’atteindre les plages de Sebta.
Afin de renforcer la surveillance du passage maritime menant à Sebta, les autorités de Fnideq ont installé des barrières sur la plage, comme le montrent des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. La ville connaît également une présence sécuritaire accrue pour contrer les tentatives de migration à la nage depuis ses plages vers le préside occupé.
Ces mesures viennent en réponse à la hausse significative des tentatives d’immigration à Sebta au cours des derniers jours. Depuis environ deux semaines, la région a enregistré de nombreuses tentatives de jeunes Marocains et étrangers cherchant à entrer à Sebta de manière irrégulière, notamment en nageant autour du barrage de Tarajal, avec une moyenne de 700 tentatives par jour.
Les autorités de la préfecture de M’diq-Fnideq ont installé des barrières métalliques le long de la plage de #Fnideq, pour empêcher les candidats à la #migration d’atteindre les plages de #Sebta. pic.twitter.com/HetOl55L1i
— Mohammed🔻 (@Derb3omar) August 29, 2024
Le gouvernement espagnol a quant à lui précisé que le Maroc n’est pas impliqué dans l’arrivée massive de migrants à la nage à Sebta au cours des derniers jours, démentant les accusations de certains médias. «Le gouvernement espagnol ne pense pas que l’arrivée massive de migrants à la nage à Sebta ait été fomentée par le Maroc», a rapporté l’agence Europa Press, citant des sources gouvernementales espagnoles.
Lors d’une conférence de presse lundi dernier, Cristina Pérez Valero, déléguée du gouvernement espagnol à Sebta, a révélé les jours précédents «ont vu une augmentation significative des tentatives d’immigration, avec jusqu’à 1.500 personnes ayant tenté de franchir la frontière».
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Notant que «la pression migratoire est extrêmement élevée», la responsable a ajouté que «plutôt que de blâmer le Maroc, le Parti populaire devrait mettre la politique de côté et discuter avec le gouvernement pour négocier l’article 35 sur la répartition des mineurs migrants». En effet, «les autorités marocaines travaillent en étroite collaboration pour augmenter les ressources humaines aux frontières afin de gérer les personnes renvoyées par l’Espagne», a-t-elle indiqué, précisant que «sans leur aide, la situation serait encore plus complexe».