Vidéo. A Nouasseur, une usine se réorganise pour fabriquer des respirateurs 100% marocains

Crédit: M24.

L’usine de la société d’étude et de réalisations mécaniques de précision (SERMP) a été réorganisée pour contribuer à la fabrication de respirateurs artificiels 100% marocains, destinés aux malades atteints du nouveau coronavirus (Covid-19).

Dans cette usine aéronautique basée au Technopole de l’aéroport Mohammed V à Nouasseur, les ingénieurs se sont mobilisés et tout l’ensemble de l’écosystème a été mis en place « très rapidement » pour la fabrication de ce respirateur marocain, a souligné le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, dans une déclaration à la presse à l’issue d’une visite effectuée à la SERMP.

« Nous sommes déjà à la deuxième version qui permet, en plus d’apporter une ventilation, d’avoir des capteurs et d’envoyer l’oxygène de façon plus technique », a-t-il relevé, saluant la contribution de toutes les parties prenantes chacune dans son domaine pour permettre la réalisation des 500 premiers respirateurs.

Et d’ajouter: « Nous avons également décidé, avec les ingénieurs, de passer à une troisième étape, malgré que le besoin ne se présente pas aujourd’hui ».

 

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De son côté, Badre Jaafar, directeur de la SERMP, a fait savoir que ces respirateurs sont fabriqués conformément à des normes aéronautiques de hauts standards.

Ce produit, a-t-il poursuivi, a suivi le process de fabrication des pièces qui vont sur les moteurs d’avions d’Airbus et de Boeing.

« La conception de ce respirateur est totalement marocaine, de la fabrication du moteur réducteur, aux cartes électroniques, aux autres pièces mécaniques, jusqu’à l’assemblage », a fait remarquer M. Jaafar.

Cet appareil est le fruit des efforts de plusieurs compétences marocaines relevant de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), du ministère de l’Industrie, du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS), de l’Institut national des postes et télécommunications (INPT), du Centre marocain pour la science, l’innovation et la recherche (MASCIR), de l’Agence nationale de régulation des télécommunications, du Pôle d’innovation électronique et de l’Aviarail-PILLIOTY-SERMP.