Post-coronavirus: la CGEM pour un pacte de relance entre l’Etat, les entreprises et les partenaires sociaux

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a recommandé un pacte de relance entre l’Etat, les entreprises et les partenaires sociaux pour la période post-coronavirus.

Il s’agit d’un nouveau contrat social qui tient en compte des engagements confirmés, des ambitions communes pour une économie saine et solidaire et un chaînon important du nouveau modèle de développement, précise la CGEM dans un document sur sa proposition globale concernant le plan de relance économique, publié jeudi soir.

Pour l’Etat, il est question d’opter pour une simplification/digitalisation administrative, une exemplarité des entreprises publiques, une facilité des mécanismes de relance et contrôles à posteriori, outre une mise en place de mécanismes sociaux inclusifs, fait savoir la même source.

Côté entreprises, la CGEM préconise le maintien de l’emploi et de la solidarité, la formalisation et la bonne gouvernance, les comportements vertueux (délais de paiement, paiement des impôts, injection de capitaux propres), ainsi qu’un environnement sain.

 

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S’agissant des partenaires sociaux et de la population, la Confédération est pour la promotion du respect des règles sanitaires, la flexibilité de l’emploi, la productivité et l’encouragement du « consommer marocain ».

Pour les autres acteurs comme Bank Al-Maghrib et le secteur financier, le Patronat souligne l’importance du partage des coûts, de la distribution fluidifiée des outils d’intervention de l’Etat, de la mise en place d’une produit de base, d’une gestion efficiente des aides publiques, ainsi que de la formation à l’entrepreneuriat et l’aide à la reconversion.

 

Six grands principes de la doctrine d’intervention

Voici les six grands principes de la doctrine d’intervention énuméré par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) dans le document sur sa proposition globale concernant le plan de relance économique:

1. Relance décisive de l’économie par une action simultanée sur le maintien de l’offre (éviter les faillites en cascade) et une stimulation de la demande nationale et internationale.

2. Des mécanismes communs à l’ensemble de l’économie mais avec la différenciation des paramètres d’intensité et de durée selon les secteurs.

3. Intervention sur le tissu d’acteurs en deux étapes dont les durées sont à calibrer en fonction des secteurs:

• Réduction des pertes/charges fixes sur une période correspondant à la chute drastique de la demande

• Support à la reprise par du financement long terme avec délais de grâce, conditionné à du maintien de l’emploi formel, permettant de répartir les pertes sur la durée et les partager entre l’État, l’Entreprise et les salariés.

4. Focalisation des mécanismes de reprise sur les entreprises solvables avant la crise.

5. Utilisation de la conjoncture exceptionnelle pour formaliser l’économie et étendre le modèle social (notamment en termes de couverture maladie). Conditionnement de tout support à la formalisation (contribution de chacun selon ses capacités).

6. Accompagnement des acteurs pour positionner l’économie marocaine dans le monde de l’après Covid-19:

• Offre Maroc de relocalisation pour les chaînes de valeur internationales et promotion du Made in Morocco.

• Promotion de l’investissement répondant aux mutations sectorielles (nouveaux secteurs porteurs, nouveaux modes de consommation…).