Le PIB du Royaume-Uni pourrait subir une chute historique de 13% en 2020

Le Royaume-Uni pourrait subir une chute historique de 13% de son produit intérieur brut (PIB) en 2020, dans le cas d’un confinement du pays de trois mois en raison du coronavirus, selon un scénario publié mardi par un institut public.

Cette chute de l’activité « serait bien plus élevée que les baisses annuelles observées à la fin de chaque guerre mondiale ou pendant la crise financière » de 2008, prévient l’OBR, chargé des prévisions économiques et budgétaires auprès du gouvernement.

Ses estimations se fondent sur un confinement qui durerait trois mois, suivi d’une autre période de trois mois au cours desquelles les restrictions seraient peu à peu levées. Le pays est confiné depuis le 23 mars.

L’OBR (Office for Budget Responsability) entrevoit un choc particulièrement fort au deuxième trimestre, période qui couvrirait l’essentiel du confinement et donc du coup d’arrêt infligé à l’économie, avec un effondrement de 35% du PIB par rapport au trimestre précédent.

Mais l’économie pourrait se reprendre rapidement et fortement, avec une croissance de 25% au troisième trimestre et de 20% au quatrième.

 

 

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Le taux de chômage est quant à lui susceptible de s’envoler à 7,3% fin 2020, avec un bond jusqu’à 10% au deuxième trimestre soit deux millions de chômeurs supplémentaires.

L’impact sur les finances publiques sera également considérable, avec un déficit public qui bondirait de 218 milliards de livres pour atteindre 273 milliards soit 13,9% du PIB pour l’année budgétaire 2020-2021 (achevée en mars).

Il s’agirait d’un record depuis la Seconde guerre mondiale, selon l’OBR.

La dette publique grimperait elle à 94,6% du PIB.

L’OBR précise que le déficit public sera surtout plombé par la chute des recettes fiscales en raison de l’arrêt de l’économie ainsi que par les mesures de soutien dévoilées par le gouvernement.

Ce dernier tente par tous les moyens de limiter la casse, en prenant en charge 80% des salaires dans les entreprises pour éviter les licenciements ou en garantissant des prêts pour 330 milliards de livres.