Philip Morris invente la fumée sans feu

A l’occasion d’une conférence de presse le 9 octobre dernier dans son laboratoire de recherche et développement « Le Cube » à Neuchâtel en Suisse, Philip Morris a lancé un nouveau produit de tabac alternatif présentant moins de risques pour le consommateur. 

Le nouveau-né fait partie de la gamme IQOS (pour I Quit Ordinary Smoke soit « J’abandonne la cigarette classique ») qui s’apparente à des cigarettes électroniques fonctionnant non plus sur le principe de la combustion mais celui de la chaleur, lit-on ce jour dans L’Économiste. Il s’agit de l’IQOS 3 Duo, un aérosol permettant d’insérer deux e-cigarettes à la fois et d’accélérer le chargement de la batterie.

Philip Morris investit depuis plusieurs années déjà dans le développement des produits de tabac alternatif en promettant la réduction des risques. Le mécanisme consiste en un vaporisateur, soit une tige électronique destinée à accueillir une mini-cigarette libérant une vapeur grâce à une chaleur produite par une lame, et un chargeur.

La grande avancée se situe dans le fait, qu’à la différence des cigarettes ordinaires, le tabac n’est pas brûlé mais chauffé. La toxicité de la combustion évincée, le tabac alternatif est censé représenter moins de risques de maladies cardiovasculaires, cancers des poumons ou autres, même si le risque zéro n’existe pas avoue le géant du tabac.

 

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A cela, il rappelle l’importance pour les consommateurs de continuer à respecter l’entourage et les règles d’interdiction dans leurs pays respectifs. Côté juridique d’ailleurs, le distributeur appelle à la mise en place d’une réglementation et d’une fiscalité (tenant compte du poids de la recherche et développement ainsi que des risques réduits) dédiées à la vente et commercialisation des produits de tabac alternatif.

A noter que Philip Morris vient d’obtenir son visa pour commercialiser ses produits alternatifs aux Etats-Unis, à une petite échelle pour commencer, explique à nos confrères, Tommaso Di Giovanni. Le vice-président International Communications chez Philip Morris explique qu’avant tout, pour lancer les produits alternatifs dans un pays, « il faut que le consommateur soit réceptif à ce genre de produits qui n’est plus basé sur la combustion et qui comporte une forte composante scientifique destinée à réduire les risques sur la santé ».