Des mouches radioactives inquiètent les habitants du Souss

615

L’installation dans la région du Souss d’un laboratoire qui produit des mouches mâles stérilisés traités par radioactivité inquiète les riverains. Contacté par H24Info, le ministère de l’Agriculture réagit.

«Ce projet est bel et bien prévu dans la région du Souss. L’idée de son lancement émane des agriculteurs d’agrumes dont les exploitations sont ravagées par la mouche appelée cératite », a confirmé, un responsable du ministère de l’agriculture contacté par H24Info.

D’après la même source, cette technique consiste en des lâchers massifs de mâles stérilisés aux rayons gamma de l’espèce en question dans la nature où ils entrent en compétition avec les mâles naturels. Leur descendance est alors stérile.

Cette technique ne présente aucun danger pour les habitants, assure de département d’Aziz Akhannouch, précisant que l’appareil qui stérilise ces mouches provient de l’Agence internationale de l’énergie atomique, organisme qui relève de l’ONU.

Pour le ministère, la mise en place de ce laboratoire permettra de lutter contre cette mouche qui occasionne des dégâts importants sur les agrumes et s’attaque à un grand nombre d’espèces fruitières. En effet, à plusieurs reprises, les Etats-Unis ont interdit l’importation d’agrumes en provenance du Maroc après avoir découvert dans des cargaisons, des larves de cette mouche appelée également mouche méditerranéenne.

Par ailleurs, relayant les inquiétudes des associations locales de la commune d’Ait Melloul où devrait se situer le centre de production des mâles radioactifs, le député PJD  Houcine Harich a adressé une question écrite au ministère de l’agriculture. « Personne ne nous a expliqué en quoi consistera ce projet. Aura-t-il un impact sur la santé des habitants? », a-t-il déclaré à H24Info. D’après le parlementaire du Souss, il est incompréhensible que le ministère choisisse d’installer ce projet dans cette commune, et ce, loin des exploitations agricoles concernées qui se trouvent, notamment à Taroudant, à Chtouka, ou encore à Berkane.

 

 Par Mohammed Amine Harmach