L’usine Peugeot-Citroen de Kenitra fixe ses objectifs

L’usine Peugeot-Citroën, dont les travaux ont été lancés à la zone franche de Kénitra (Atlantic free zone), table sur une production annuelle de 200.000 véhicules, a indiqué, jeudi à Kénitra, le ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy.

Cette usine, dont les travaux prendront fin en 2019, devrait générer environ 3.500 emplois directs et 20.000 emplois indirects, a précisé Moulay Hafid Elalamy qui s’exprimait lors d’une point de presse, organisé par le Groupe PSA afin d’informer sur l’état d’avancement de ce chantier qui profitera à la région Rabat-Salé-Kenitra (RSK), notamment sur le plan socio-économique.

Pour lui, ce projet constitue un pilier fondamental du développement de l’industrie automobile au Maroc qui connaît une croissance continue durant ces dernières années.

Le Maroc met, à la disposition du groupe français, l’ensemble des ressources humaines et techniques dont il a besoin afin de mettre en œuvre ce projet industriel qui fait l’objet du protocole d’accord signé le 19 juin 2015 entre les deux parties.

Cette usine, a-t-il assuré, devrait permettre d’atteindre un taux d’intégration local de 60% dès son lancement et de 80% ultérieurement, ce qui bénéficierait aux fournisseurs locaux des équipements automobiles et aurait un effet favorable sur la concurrence entre l’ensemble des intervenants de ce secteur.

« Nous avons l’intention d’atteindre une capacité d’un million au début des activités de production », a espéré le ministre qui a exprimé la volonté de développer davantage la coopération avec le constructeur automobile français.

De son côté, le président du directoire du groupe PSA, Carlos Tavares, a indiqué que ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie mondiale du groupe qui repose essentiellement sur « la croissance rentable » et donne la priorité à la qualité et à l’insertion des techniques modernes dans l’industrie automobile.

Tavares s’est félicité du soutien accordé par les autorités marocaines au groupe dans l’objectif de réaliser ce projet, conformément à un système complet et dans le respect total des dispositions en vigueur et les échéances préfixées.

Il a, dans ce sens, fait savoir que PSA vise à étendre son activité au niveau de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), notant que cette usine produirait des voitures qui répondent aux différents besoins de la clientèle, notamment en matière de nouvelles technologies et des conditions de confort et de sécurité.

Selon le patron du PSA, qui a mis en exergue le rôle fondamental de la région MENA dans la dynamique de croissance du groupe, le volume des ventes a doublé durant la période 2014-2016.

Carlos Tavares a fait savoir que l’ambition de PSA consiste à vendre un million de véhicules d’ici 2025 et à produire pas mois de 70% de véhicules dans cette région.

La dynamique que connaît l’industrie automobile au Maroc constitue l’un des facteurs clés qui permettront au groupe de réaliser ses objectifs concernant cette usine, à savoir la production de voitures à haute qualité et dans des conditions économiques optimales.

Il a rappelé que le PSA a signé une convention de coopération avec le réseau des instituts de formation en industrie automobile relative à la formation des ressources humaines, selon les besoins et exigences de la production du groupe.

La réussite de ce projet dépend également de la complémentarité et la cohérence mutuelle entre PSA et les opérateurs marocains, a-t-il souligné, notant que les travaux de construction de cette usine, dont la surface dépasse les 54 hectares, dureront 30 mois et mobiliseront 1.500 ouvriers et 100 entreprises.

Le lancement des travaux de cette usine a été marqué par la présence de plusieurs responsables marocains et étrangers, notamment le ministre de l’Energie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah et le président de la région Rabat-Salé-Kénitra.