L’Office des changes met en garde contre les monnaies virtuelles

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L’Office des changes vient de réagir face à l’adoption de certaines personnes physiques et morales du paiement via monnaies virtuelles. Suite aux contrôles menés par l’Office, l’institution a rappelé que l’utilisation de ce mode de paiement est punissable par les lois financières en vigueur au sein du royaume.

L’Office des changes à ainsi appelé tout individu ou organisme adoptant ce mode de paiement à se conformer aux dispositions régissant les échanges et transactions monétaires avec l’étranger, notamment en passant par des entités agréées par l’Office et Bank Al-Maghrib.

Il est à noter que MTDS, société de services numériques spécialisée dans le digital, la sécurité et le cryptage informatiques, avait lancé, dans la semaine du 13 novembre, le paiement par Bitcoin de ses services.

Le Bitcoin reste encore très peu utilisé au Maroc, surtout qu’il nécessite une certaine connaissance en informatique. En effet, il faut disposer d’un portefeuille virtuel avant de se lancer dans l’acquisition d’unités de la monnaie virtuelle.

Ce qui dérange est le fait que le Bitcoin est souvent lié à des activités illicites sur le Web, notamment dans l’achat et la vente de drogues, armes ainsi que dans les cyberattaques de type «ransomware». Par ailleurs, la cryptomonnaie ne dépend d’aucune autorité financière, et son cours est géré par la loi de l’offre et la demande uniquement. D’ailleurs, il est à noter que seulement 21 millions d’unités ont été créées en 2009, et ce sont ces mêmes unités qui circulent sur le marché. Le Bitcoin ne subit donc pas les effets de la dévaluation ni de l’inflation de façon rapide.

Même si le registre de la Blockchain est disponible pour consultation à tout moment et offre un aperçu de l’ensemble des transactions qui ont été effectuées via Bitcoin, l’identité des utilisateurs reste inconnue pour sa part.

Par ailleurs, la décision de l’Office des changes n’est pas unique, puisque la Chine et l’Algérie ont interdit l’utilisation de cette monnaie comme moyen de paiement.

L’Office des changes, Bank Al-Maghrib et le Groupement professionnel des banques du Maroc suivent de près toutes les actualités concernant le déploiement de ce moyen de paiement au sein du royaume, afin d’éviter tout risque de crise sur la balance financière du pays.