Les 5 points à retenir de la note de conjoncture de la DEPF

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Voici l’essentiel de la note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) du mois de février 2021 :

 

1- Environnement international

 

– L’économie mondiale : le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la hausse ses prévisions de la croissance mondiale à 5,5% en 2021, après une contraction de 3,5% en 2020, en lien avec le déploiement des vaccins et des mesures de relance massive dans plusieurs pays. L’amélioration des perspectives de reprise aux États-Unis (5,1%), au Japon (3,1%) et en Inde (11,5%) contraste, toutefois, avec une croissance moins forte que prévu initialement dans la zone euro (4,2%) et au Royaume-Uni (4,5%), affectés par la résurgence des infections.

– Zone euro : après une forte récession en 2020 (-6,8%), les perspectives de croissance pour 2021 sont revues à la baisse, suite aux nouvelles restrictions en début d’année pour freiner la propagation de la Covid-19.

– Euro : 1,21 dollar le 18 février, marquant une appréciation de 12% sur un an.

– Pétrole : 65 dollars pour le baril du Brent le 17 février, en hausse de 26% depuis début 2021.

 

2- Tendances sectorielles

 

– Secteur primaire : conditions favorables dans l’ensemble pour la campagne agricole 2020/2021 et évolution positive de l’activité du secteur de la pêche (+4,5% à fin septembre 2020).

– Secteur secondaire : bonne tenue du secteur des mines (production de phosphates : +9,9% au T4 et +6,1% à fin 2020) et atténuation du repli du secteur industriel, en ligne avec l’amélioration graduelle du taux d’utilisation de la capacité et la poursuite de la reprise des exportations au quatrième trimestre 2020.

– Secteur tertiaire : retrait du secteur touristique (arrivées : -78,9% à fin novembre) et léger repli de l’activité des postes et télécommunications (-1,2% à fin septembre), parallèlement à une évolution mitigée du secteur de transport.

 

3- Ménages & Entreprises

 

– Pouvoir d’achat des ménages : effet négatif de la succession de deux mauvaises années agricoles, couplée à la crise sanitaire (perte de 432.000 postes d’emploi en 2020 et baisse des crédits à la consommation de 4,2% à fin 2020), relativement atténué par la résilience des transferts des MRE (+5% à fin 2020) et par la maîtrise de l’inflation (+0,7% en 2020).

– Investissement : décrochage reflété, notamment, par la baisse des importations des biens d’équipement et des crédits à l’équipement (-13,6% et -3% respectivement à fin 2020), avec toutefois une hausse de l’investissement budgétaire (+18,8% à fin 2020).

 

4- Finances publiques

 

– Creusement du déficit budgétaire au titre de l’année 2020 à 7,6% du produit intérieur brut (PIB) après 3,6% un an auparavant, recouvrant une hausse des dépenses ordinaires de 3,4% et un repli des recettes de 9,4%. Toutefois, l’exécution de la LFR-2020 a été favorable par rapport aux prévisions, réalisant une plus-value de 6,6 milliards de dirhams (MMDH) au niveau des recettes et une économie de 5,6 MMDH au niveau des dépenses ordinaires.

– À fin janvier 2021, la situation des finances publiques a dégagé un excédent budgétaire de 2,6 MMDH après un déficit de 2,1 milliards l’année précédente.

 

5- Financement de l’Économie

 

– Ralentissement de la croissance des crédits bancaires à fin 2020 à +4,5% après +5,3% à fin 2019, particulièrement, ceux au secteur non financier (+3,9% après +5,5%). Par objet économique, l’évolution des crédits bancaires recouvre un recul des crédits à l’équipement (-3% après +5,7%) et à la consommation (-4,2% après +4,6%), le ralentissement de ceux à l’immobilier (+2,5% après +3,5%) et l’accélération de ceux de trésorerie (+8,8% après +6,8%).

– Bonne tenue des indicateurs de la Bourse de Casablanca à fin janvier 2021 : hausse des indices Masi et Madex respectivement de 3% et 3,2% par rapport à fin décembre 2020 et de la capitalisation boursière de 2,8% à 601,1 MMDH.