Le cri d’alarme des Retailers marocains

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Pénalisés par le couvre-feu imposé par les autorités pour lutter contre le coronavirus, les retailers marocains réclament un geste de la part des bailleurs.

Il y a péril en la demeure ! C’est en substance le cri d’alarme lancé par les retailers, fortement pénalisés par le couvre-feu nocturne mis en place par les autorités pendant le mois de ramadan. Après une année 2020 difficile, le secteur continue de subir les retombées de la crise et l’année 2021 ne s’annonce guère meilleure. Le couvre-feu imposé pendant ramadan n’arrange pas non plus les choses.

Le couvre-feu « induit une baisse de CA de l’ordre de 60% dans la mesure où une grande partie des achats se font après la rupture du jeûne et les clients ne peuvent plus sortir le soir et réduisent en conséquence considérablement leurs achats en journée », déplore le Groupement des retailers marocains (GRM) dans un communiqué publié ce 27 avril et dont H24info détient copie.

Pour faire face à cette situation, Karim Tazi, porte-parole du GRM, demande « l’indexation du loyer, qui est une charge importante, sur l’activité, pendant la durée de cette crise sanitaire ». Les commerçants ont perdu « trois heures d’achat importantes pendant le mois de ramadan et les clients ont perdu la possibilité de sortir, la raison pour lesquels ils vont s’habiller », poursuit la même source.

 

Manque de solidarité

 

Pour les aider à surmonter la crise, les Retailers réclament plus de solidarité. « Nous avons besoin du soutien de tous pour la reprise de l’activité sans envisager trop de fermetures sur notre réseau: ces fermetures résulteraient en des pertes supérieures pour l’ensemble des acteurs, à l’image de certains pays européens dont la France où les valeurs locatives baissent fortement sur certains quartiers suite aux fermetures en cascade. Toutes nos équipes sont mobilisées et nous sommes résolus à tout mettre en œuvre pour maintenir notre réseau », peut-on lire dans le communiqué.

Les Retailers en veulent également aux Malls, qui, selon eux, n’ont pas joué le jeu en 2020. Si certains ont accepté de baisser les loyers, d’autres n’ont pas répondu favorablement. « Nous parlons ici d’un enjeu de survie : faisons en sorte que les acteurs largement viables avant la pandémie ne soit pas amener à disparaître à cause de question de loyers inadaptés au contexte », souligne le Groupement, avant de conclure : « L’appel à la solidarité de tous n’en est que plus vital dans ce que les Retailers espèrent être la dernière ligne droite avant la sortie de crise ».