Fusillade sur les Champs-Élysées: nouveau coup dur pour le tourisme à Paris

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L'attaque terroriste de jeudi soir sur l’avenue des Champs-Élysées, risque de faire de nouveau fuir les touristes, notamment étrangers qui revenaient pourtant dans la capitale.

La fusillade perpétrée jeudi soir sur l'emblématique avenue de Champs-Élysées risque de faire de nouveau fuir les touristes, notamment étrangers, qui boudaient la capitale française depuis les attentats de janvier et novembre 2015. «Ça tombe très mal», confie au Figaro une professionnelle de l'hôtellerie, qui travaille à quelques numéros du lieu de l'attaque terroriste qui a fait un mort et deux blessés. «C'est pile le moment où le tourisme commençait à repartir au niveau de l'hôtellerie. Les Japonais, qui avaient déserté la France et qui sont très attachés aux questions de sécurité, commençaient tout juste à revenir, ainsi que les Chinois. Les Américains, ça faisait un moment que c'était reparti.»

L'année 2016 a en effet été particulière noire pour le tourisme parisien. Paris et sa région ont perdu 1,5 million de touristes l'an passé. Le Grand Paris a accusé une chute de 6% des arrivées hôtelières par rapport à 2015, selon l'observatoire de l'Office du tourisme et des congrès de Paris. Le recul a atteint 10% pour les touristes étrangers. du jamais vu. Les hôtels du Grand Paris ont perdu l'an passé 1,3 million de touristes (sur 22,2 millions en 2015). Les Italiens, les Russes, les Chinois et les Japonais ont particulièrement boudé la destination. La chute de fréquentation touristique a représenté un manque à gagner de 1,3 milliard d'euros, en 2016. C'est 6,1% de moins qu'en 2015, selon le Comité régional du tourisme Paris Ile-de-France.

Signaux de reprise

Pour 2017, les signaux de reprise étaient encourageants. Presque 2 millions de voyageurs avaient en effet visité la capitale française en décembre, d'après les derniers chiffres, publiés il y a dix jours par l'observatoire économique du tourisme parisien. Un niveau de fréquentation équivalent à celui d'avant la série d'attentats de janvier et novembre 2015. «La reprise est là», faisait encore valoir en février le président du Comité régional du Tourisme, Frédéric Valletoux.

Pour faire revenir les touristes étrangers dans la capitale, depuis des mois, les professionnels comme les autorités françaises, se mobilisent pour convaincre le monde entier que l'on vit normalement à Paris, même en état d'urgence. Le gouvernement a débloqué des budgets pour relancer la destination et musclé la sécurité à coup de brigades mobiles et de caméras de vidéosurveillance.

 

Le Figaro