CTM: 100 millions de dirhams d’investissements par an

à 16:00

Nous avons profité de l'inauguration de la nouvelle gare CTM de Tanger pour interroger Ezzoubeir Errhaimini, PDG de CTM, sur les perspectives de son groupe et du secteur du transport routier.

33 millions de Dirhams. C'est la somme investie dans la nouvelle gare CTM de Tanger, d'une capacité d'accueil estimée à 250.000 passagers par an. Objectif: conforter le statut de leader de CTM dans le transport routier.

La ville de Tanger avait-elle besoin d'une  nouvelle gare CTM?
Disons que ce sera l'agence principale de Tanger. Dans chaque ville nous avons une grande agence principale. Pour ce qui est de Tanger,  l'activité des autres agences sera transférée vers la nouvelle gare que nous avons construite. Nous en avons 8 de cette taille sur l'ensemble du territoire marocain. Il y en a une vingtaine, en comptant les agences de plus petite taille.

CTM qui étoffe son réseau, c'est un bon signe pour la santé du groupe…
CTM se porte bien, et le rend bien aux Marocains. La CTM est une entreprise qui investit. Chaque année nos investissements peuvent aller jusqu'à 100 millions de dirhams. Nous croyons en ce secteur, et au rôle que nous jouons pour les Marocains. Chaque année nous donnons plus, et nous continuons de donner, pour améliorer les infrastructures notamment.
La nouvelle gare de Tanger a été construite juste en face d'une agence ONCF. Est-ce un choix, ou une coïncidence?
C'est un hasard, et à l'avenir, vous ne serez pas surpris de voir les deux services coexister. C'est ce que nous appelons la multimodalité. Le train et le bus sont des offres complémentaires, et je pense que c'est sous cet angle qu'il vaut mieux regarder les choses, et pas en termes de concurrence.
Qu'en est-il de l'effet des autres concurrents du secteur du transport routier, notamment les compagnies du secteur informel?
Il y a en effet le fait qu'on nous perçoive comme une société qui coûte très cher, alors qu'au contraire, nous sommes dans le marché. Nos concurrents, de par la structure de leurs entreprises, ne sont pas au même niveau de charges que nous.
Comment envisagez-vous l'avenir de ce secteur, notamment avec le développement des autres moyens de transports et une ligne à grande vitesse qui verra bientôt le jour?
Nous avons un bel exemple avec la France qui était historiquement un marché de TGV et de train, et où le bus est en train de reprendre le dessus. En Espagne aussi, où il y a des trains rapides déjà en place, le bus continue à avoir de beaux jours devant lui.
Il y a 10 mois, CTM lançait son service Premium qui se distinguait entre autres par la couverture quotidienne de grandes distances sans escale. Quel bilan pouvez-vous dresser à ce jour?
Nous avons été agréablement surpris. Depuis le lancement, nous avons déjà augmenté le nombre de destinations, car la demande suit. Nous tablions sur 30.000 passagers lors du lancement, aujourd'hui, nous avons presque atteint les 100.000. Le plus intéressant, c'est que le service Prestige nous a apporté une clientèle supplémentaire. Aujourd'hui, hors mis les clients qui ont l'habitude de venir, nous avons une nouvelle catégorie de clients intéressés principalement par ce service-là.