Drame de Tanger: la CGEM plaide pour des mesures “courageuses” contre le “fléau” de l’informel

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Suite au drame dans un atelier de textile à Tanger qui a fait au moins 29 morts, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a appelé à une prise de décision pour lutter contre le secteur informel qui gangrène l’économie nationale et pèse sur la sécurité des citoyens.

Dans une déclaration parvenue à H24 Info, la CGEM présente ses sincères condoléances aux familles des victimes du drame ayant survenu dans un atelier clandestin de Tanger.

«Au-delà des conséquences néfastes sur l’économie, cette tragédie vient rappeler le danger quotidien que représente le secteur de l’informel sur la sécurité de nos concitoyens», fustige la CGEM, rappelant que «la majorité des unités informelles recourent à une main-d’œuvre non-salariée, à travers des modalités de travail précaires, non-réglementés, non-déclarés et en dehors de tout cadre». Et de souligner que «les travailleurs informels se trouvent dans une situation de grande vulnérabilité».

 

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Décrit comme véritable «fléau», la CGEM plaide pour la prise de mesures «courageuses et pragmatiques dans le cadre d’une stratégie globale» contre le secteur informel, «à l’instar de la généralisation de la couverture sociale demandée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’assiste».

Dans ce sens, la confédération se dit disposée à consacrer une task force dédiée pour travailler main dans la main avec l’État sur ce sujet hautement important pour l’équilibre socio-économique de notre pays.

Pour rappel, le bilan suite à l’inondation d’un atelier clandestin de textile à Tanger ce lundi 8 février s’alourdit. Selon un dernier bilan, le nombre de morts est passé à 29, et 10 autres personnes sont actuellement prises en charge à l’hôpital régional de Tanger.

 

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Les employés de cet atelier installé au sous-sol d’une maison dans un quartier résidentiel de la ville portuaire ont été piégés lundi matin par les eaux, après des pluies torrentielles qui ont atteint 50 mm en une heure, selon les autorités locales. Cette unité clandestine était située dans la cave d’une villa à Hay Alinas, dans la zone d’El Mers a subi une infiltration d’eaux de pluie.

Une enquête judiciaire a été ouverte « pour élucider les circonstances » et « déterminer les responsabilités » du drame.