Ce que sera le Maroc économique en 2014, selon Euler Hermès

à 15:30

Dans son rapport intitulé "Maroc, un Batal dans la bataille", Euler Hermès, spécialiste des solutions d'assurance, souligne que la croissance au Maroc devrait avoisiner les 4% en 2014, mais que les défaillances d'entreprises vont croître de 10%.

Le verdict se veut nuancé. Il n'en est pas moins sans appel pour les entreprises marocaines. Dans un rapport dédié à la situation économique au Maroc, Euler Hermès met en lumière ce qu'on devrait appeler le paradoxe marocain: le royaume est certes "une terre d'opportunité", sa croissance devrait être de 4% en 2014, mais gare aux risques d'impayés et aux défaillances d'entreprises. Ceux-ci devraient augmenter de 10%.
 
Les PME vont souffrir le plus
"Ce sont essentiellement les entreprises de taille intermédiaire et les petites entreprises qui vont continuer à souffrir le plus. Il va falloir qu'elles apprennent à maîtriser la productivité du travail pour rester compétitives", commente Ludovic Subran, chef économiste du groupe Euler Hermès, cité par L'Usine Nouvelle.
 
Pour lui, le Maroc peut se développer, mais à condition qu'il y ait intégration de l'économie informelle, développement du crédit -la moitié des transactions se font au comptant- et protection des affaires pour investir.

Bon point pour les infrastructures
Sur la base du baromètre export réalisé auprès de 938 entreprises, le rapport note que le Maroc est passé de la 10e à la 6e position entre 2010 et 2012 sur le classement des débouchés commerciaux visés par les entreprises... françaises. "Avec ses différents plans de développement, le Maroc a su investir dans les infrastructures qui lui permettent aujourd'hui de gagner des points de compétitivité", note-t-on.  
 
Ainsi, au niveau de la logistique et des transports, le pays s'est hissé au troisième rang de "l'indice Euler Hermes d'effort d'intégration aux réseaux de transports mondiaux en 2012".
 
Quant à l'endettement soutenu du Maroc, il ne semble pas être une source d'inquiétude pour les auteurs de l'étude. "Le Maroc s'est endetté à bon escient et au bon moment." Il considère même que "le budget auquel s'astreint le gouvernement à travers la loi de finances 2014 peut se concevoir davantage comme un budget d'ajustement que comme un budget d'austérité."