Bombardier cède son usine de Nouaceur à l’américain Spirit

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Le site Bombardier de Casablanca s'étend sur 9000 m2 et reste extensible à 14 000 m2.

Bombardier a annoncé jeudi avoir conclu un accord avec Spirit AeroSystems pour la session de son l’usine de Belfast pour plus de 1 milliard de dollars en liquidités et en dettes. L’accord porte également sur la vente de ses installations d’aérostructure de Nouaceur ainsi qu’une usine de réparation à Dallas.

Bombardier, qui est à la quatrième année de son plan de redressement qui consiste en la concentration sur deux entités, Bombardier Transports qui est spécialisé dans la construction de locomotives trains, et Bombardier Aviation créée récemment qui se concentrera sur les avions d’affaires, a finalement trouver l’acheteur qui lui convient pour la cession de ses activités d’aérostructures de Belfast et Casablanca.

Entre le géant français Airbus, l’Anglais GKN et l’Américain Spirit qui étaient en lice pour le rachat des usines  de Belfast et de Casablanca mis en vente mai dernier, Bombardier a choisi l’américain qui lui permettra de maintenir les produits de Bombardier dans les deux sites.

Qu’adviendrat-il de Nouaceur?

On ne sait pas encore ce qui adviendra de l’usine de Nouaceur avec l’américain Spirit?  Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du Commerce, avait assuré début mai que «le futur acquéreur de l’usine de Bombardier aérospace à Nouaceur va maintenir les engagements et objectifs du constructeur, notamment en termes d’emplois et d’investissement».

Spirit, basée au Kansas, est l’un des principaux fournisseurs d’Airbus et de Boeing. Cette société avait déclaré vouloir élargir ses activités avec Airbus. Si l’achat des activités de Bombardier en Irlande du Nord fait partie de cette stratégie, la société n’a pas encore affiché ses intentions pour le Maroc.

L’acquisition de l’usine de Belfast, dans laquelle Spirit paye 500 millions de dollars et prend 700 millions de dollars de passif et qui devrait être finalisée au cours du premier semestre 2020, fait partie de son plan visant à abandonner ses activités d’aviation commerciale pour se concentrer sur ses divisions d’avions d’affaires et de chemin de fer à marge plus élevée.

Alors que les détails de cette transaction ont été dévoilés, rien n’a encore été annoncé concernant l’usine de Nouaceur.