Boeing table sur la levée de l’immobilisation au sol du 737-Max d’ici la fin de l’année

Le constructeur aéronautique américain Boeing a annoncé mardi qu’il tablait sur la levée de l’immobilisation au sol de son appareil 737-Max, impliqué dans deux crash ayant fait 346 morts, d’ici la mi-décembre prochain.

« Sous réserve d’une approbation stricte par les autorités de réglementation, nous travaillons dans l’optique de la certification, de la publication de la directive de navigabilité et de la levée de l’immobilisation au sol du MAX à la mi-décembre », a indiqué Boeing dans un communiqué.

Suite aux deux accidents du 737-Max survenu fin 2018 au large de l’Indonésie et début 2019 en Éthiopie, le MCAS, un système automatique qui devait empêcher l’avion de partir en piqué, a rapidement été pointé du doigt et tous les appareils de ce type ont été cloués au sol depuis la mi-mars dernier.

Le retour en service effectif du 737-Max ne devrait cependant intervenir qu’au cours du premier trimestre 2020 en raison des « exigences de formation » des pilotes des compagnies aériennes.

« Nous prévoyons que les exigences de formation des pilotes seront approuvées en janvier. Si la réunion de ces conditions signifie que l’avion peut être remis en service commercial, nous savons que nos clients du secteur aérien auront besoin de davantage de temps pour procéder au retour en service de leurs flottes et à la formation de l’ensemble de leurs pilotes de 737 », a expliqué l’avionneur américain.

« C’est pour cette raison que certaines compagnies ont annoncé la mise à jour de leur calendrier de vols jusqu’en mars ». Le constructeur a également fait savoir qu’il doit franchir cinq étapes clés avec l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) en amont du retour en service de l’avion, précisant que la semaine dernière Boeing et la FAA ont accompli « avec succès » la première de ces cinq étapes et travaillent à présent à l’évaluation des pilotes de la FAA et aux essais de certification en vol.

Cependant, c’est la FAA et les autres autorités de réglementation nationales qui détermineront, en dernier lieu, le calendrier de retour en service du 737 MAX dans leurs juridictions respectives, a fait remarquer Boeing, notant que cette approche peut être progressive, et le calendrier varier d’une juridiction à l’autre.