A Casablanca et Marrakech, des usines de textile vont produire des masques de protection

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Une dizaine d’usines de tissu se reconvertissent en produisant des masques de protection en ces temps de pandémie. Les fabricants semblent confiants, malgré une demande qui ne cesse de s’accroitre.

Ces usines sont certifiées par l’Institut marocain de normalisation (Imanor). Jusqu’à présent, deux entreprises ont obtenu cette certification, Micagricol à Casablanca et IKS à Marrakech, rapporte le quotidien L’Economiste dans son édition du jeudi 2 avril.

Cette certification a une durée d’un mois, précise la même source. Elle impose un important cahier des charges pour la fabrication de ce bout de tissu, qui subit une demande sans précédent partout dans le monde.

En effet, «les masques barrière doivent répondre à un certain nombre de caractéristiques. Ils doivent surtout limiter la projection de gouttelettes de l’usager potentiellement atteint de coronavirus sur son voisinage. Ils protègent contre toute attaque externe sans gêner la respiration», explique-t-on depuis Imanor au quotidien.

 

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A ce jour, deux entreprises travaillent à plein régime pour alléger les importations jusque-là inévitables. A Casablanca, l’usine Micagricol, a entamé cette reconversion depuis à peine une semaine, et arrive à fabriquer 500.000 masques par jour, et pourrait rapidement passer à 800 000, précise le quotidien.

Selon la même source, ces masques seront vendus autour d’un dirham, sous forme de paquets de 10 ou de 50 unités. Les fabricants marocains tablent sur une production de 80 millions de masques, pour que le royaume puisse être autosuffisant.