Vidéo. Rencontre avec Maestro Ziikos, le youtubeur qui fait chanter Trump

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Zakaria Chaouch, jeune youtubeur de 27 ans, nous a reçu cette semaine dans son studio à Salé. Ce «créateur de contenu» fait partie de la génération des youtubeur aux millions d’abonnés.

Avec plus de 1.9 millions d’abonnés du monde entier qui le suivent sur Youtube, le jeune homme natif de Rabat est connu pour ses vidéos parodiques de Trump chantant les tubes les plus à la mode. Il dit s’être inspiré de Schmoyoho qui serait le précurseur de ces vidéos parodiques.

Le chef d’État américain est devenu sa marque de fabrique confie-t-il, sans vraiment s’en rendre compte, «un jour j’avais posté une vidéo parodique de Trump chantant Barbie girl (ndlr: 16M de vues aujourd’hui) et au cours de la nuit ça a fait un gros boom sur le web, surtout aux États-Unis et c’est là où j’ai commencé à créer de plus en plus de vidéos en l’utilisant».

 

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«Une vidéo de Trump peut prendre plus de 3 à 4 jours de travail jour et nuit. Au début je mettais beaucoup plus de temps, puis j’ai créé une technique qui me permet de réaliser les vidéos plus rapidement» déclare-t-il, en ajoutant qu’il souhaiterait réaliser une vidéo Tuto afin de transmettre ses connaissances à sa communauté: «Pourquoi pas réaliser des formations pour partager mes connaissances avec les gens,pas forcément pour gagner de l’argent, mon but c’est surtout de montrer qu’avec un peu de travail on peut créer des choses sympas, et partager, échanger des savoir-faire».

«Quand j’étais à l’école je faisais beaucoup de bêtises, j’avais beaucoup d’énergies et je ne savais pas comment extérioriser, jusqu’à ce que je découvre tout ce qu’on pouvait faire avec un ordinateur. J’étais passionné par tout ce qui était en rapport avec le multimédia et la musique mais on m’a dirigé vers l’informatique à l’école et ce n’était pas forcément le meilleur des chemins que j’ai pris», nous explique Zakaria.

Il ajoute qu’au Maroc, «notre difficulté c’est l’orientation des élèves, les conseillers d’orientation envoyés par le ministère de l’éducation n’orientent pas assez bien les jeunes et c’est dommage».

Quand nous lui demandons comment il se voit dans le futur il nous répond: «J’ai plusieurs projets en tête mais je prends le temps, et je les laisse dans le coin de ma tête jusqu’à être totalement prêt.»