Vidéo. Prix des carburants, boycott, podcasts… Swinga dit tout

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Pour sa vidéo sur le prix des carburants au Maroc, Mustapha Swinga, alias Mustapha El Fekkak, créateur de la chaîne Youtube « Aji-Tfham », a récolté plus de 700.000 vues. Un succès qu’il nous explique à travers cette vidéo où il nous présente le concept de sa chaine.
Mustapha El Fekkak, plus connu sous son surnom Mustapha Swinga, est la preuve que la patience et la persévérance finissent toujours par payer. En 2015, ce natif de Casablanca décide de se lancer dans la création de vidéos à la fois didactiques et drôles pour lever les confusions entourant certains sujets économiques, politiques ou encore sociaux.
« L’idée trottait en effet dans mon esprit depuis que j’ai découvert des vidéos de chaînes égyptiennes qui expliquaient différents sujets politiques pendant la période du printemps arabe », se rappelle-t-il. Parmi ces chaînes, « Kabila Tv » dont il admirait surtout le style de conception des vidéos « Motion 2D« , un style qu’il a intégré des années après et qui lui a permis d’améliorer ses vidéos.
Plus le temps passait, plus l’équipe de création s’agrandissait et Swinga est passé d’un simple podcasteur à un associé d’une boite de production composée d’une équipe de 30 personne et sollicitée par de nombreux clients séduits par l’originalité des vidéos d’« Aji-Tfham ». Ces clients demandaient en effet des vidéos conçues de façon semblables, pour présenter leurs projets. « Je tiens toutefois à rappeler que « Aji-Tfham » n’a jamais été un projet lucratif. Et pour que ce concept garde son indépendance, je n’ai jamais accepté de faire la voix off d’un projet d’un client. Je ne voulais pas qu’on associe « Aji-Tfham » à telle ou telle marque », précise Mustapha Swinga.
Aujourd’hui, les vidéos d’« Aji-Tfham » ont récolté plus de 8 millions de vues. Une réussite due à la vulgarisation des concepts abordés en dialectale marocain mais également à une scénarisation originale que Mustapha Swinga a acquis grâce à ses années d’étude à l’école de cirque Shems’y à Salé. Pour Swinga, « Internet ressemble à une scène de cirque ou de théâtre, où tu dois absolument tenir le public accroché à ce que tu fais ».