Vidéo. L’histoire du festival L’boulevard racontée par son co-directeur, Hicham Bahou

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Credits: 9rayti.com

Dans un entretien pour la plateforme d’orientation scolaire 9rayti.com, Hicham Bahou, co-directeur du festival L’boulevard, revient sur son parcours, les débuts du L’boulevard ainsi que les métiers de la musique à pratiquer au Maroc.

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Publiée par 9rayti.Com sur Jeudi 22 août 2019

 

La plateforme 9rayti.com a lancé depuis juin 2019 un nouveau concept intitulé « Ki derti liha », une émission vidéo qui consiste à inviter des personnalités d’horizons différents à parler de leurs parcours assez particuliers. Hicham Bahou, co-directeur du festival L’boulevard et du centre culturel Boultek y a été invité. Il en a profité pour raconter l’histoire du premier festival de musiques urbaines au Maroc, L’boulevard. Un rêve devenu réalité.

« Le souci de l’époque pour les musiciens était de trouver un endroit où travailler. On faisait partie d’un réseau de musiciens et groupes de métal et fusion. On a ouvert la porte de la F.O.L pour eux. Ils venaient répéter, organiser des jams sessions et vers la fin de l’année on organisait L’boulevard », se rappelle Bahou.

 

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Bahou explique que lui et son associé Momo Merhari ont tout appris sur le terrain, par la pratique. Quant aux annonceurs le co-directeur du Boultek explique que gagner leur confiance a pris énormément de temps et qu’ils étaient rares à soutenir le projet dans ses tous débuts. « Sur les 100 sociétés approchées, si on réussissait à avoir 20 rendez-vous c’était pas mal. Si sur ces 20 là, 5 s’intéressaient au projet et 2 t’aidaient vraiment c’était déjà énorme », dit-il.

La réussite de leur projet est surtout due à la détermination de Momo Merhari et Hicham Bahou qui n’ont jamais baissé les bras. « On aide des musiciens tremplins à travers le tremplin, mais également grâce à l’accompagnement tout au long de l’année, même quand c’est un accompagnement informel. On leur prodigue des conseils, on leur file parfois des adresses ou on les aide à écrire leur dossier de projet. On est un peu leur référence ».

Gagner de l’argent grâce à la musique au Maroc, c’est possible

Hicham Bahou revient sur tous les métiers de la musique à pratiquer au Maroc pour ceux qui veulent faire de leur passion leur gagne-pain. « Il y a les techniciens sons, les techniciens lumières… Sur le plateau, il y a les backline qui installent les instruments, il y a les régisseurs, les managers, les producteurs qui cherchent les financements, ceux qui s’occupent de la communication ou de la distribution musicale, etc ».

 

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Et d’ajouter « Si tu es musicien, tu peux développer la pédagogie. Si tu joues par exemples à la batterie, tu peux donner des cours… Tu peux également composer pour d’autres artistes ou les accompagner sur scène… Beaucoup de musiciens se lancent dans la production musicale pour le milieu publicitaire, ou dans l’audiovisuel (films, jungles), C’est très demandé aujourd’hui ».

Hicham Bahou a également profité de cet épisode pour balayer d’un revers de la main les préjugés selon lesquels la culture passe après le développement social. « Il y a des pays qui ont tellement développé leur secteur culturel que les revenus qu’ils dégagent dépassent ceux du secteur touristique ou certains secteurs industriels importants. On n’a toujours pas compris ça au Maroc. C’est la culture et l’éducation qui forment la société. Si on enlève l’éducation, on aura ‘une société vide de sens ».