Vidéo. Festival d'Essaouira: immersion dans une lila à la Zaouia Sidna Bilal

Le soir de l’ouverture du festival d’Essaouira, ce jeudi 21 juin, des dizaines d’adeptes de musique gnaouie se sont hâtés de rejoindre la lila organisée à la Zaouia Sidna Bilal en hommage aux maâlems défunts. Reportage.
Les Lilas (nuits de veillées NDLR) sont incontestablement les soirées à ne pas rater au festival d’Essaouira. Avec son ambiance intimiste, ses chants spirituels, danses et acrobaties, ce cérémonial musical est une occasion pour les maâlems et les adeptes de la musique gnaouie de se reconnecter avec « leurs génies guérisseurs », tel que nous l’explique une proche d’un des maâlems présents.
Ces lilas ont avant tout une dimension mystique. En témoignent les couleurs des tissus accrochés au mur. Du blanc, du vert, du bleu et du rouge, chacun destiné à « convier des esprits particuliers ».
Le spectacle commence par l’Aâda une performance des maâlems et leurs musiciens pour ouvrir la lila. Ces derniers jouent de tambours et de crotales et enchaînent les acrobaties devant un public ravi. Puis, place à la lila. Les sept maâlems présents à savoir mokhtar Guinea, seddiq Larch, Abdellah Akhraz, Abdelaziz Soudani, Saad Bourki et Simmohammed Darga, se remémorent les chants des gnaoui défunts. Ces morceaux ponctués par le jeu du guembri, évoquent le prophète, les saints de l’islam et des personnages de l’Afrique.
Le rythme monte crescendo, pendant que les invités s’abandonnent à la musique et tapent frénétiquement des mains. Un spectacle qui prouve que la magie de cette musique fonctionne toujours.