Vidéo. Comment sauver les salles de cinéma mythiques de Casablanca!

à 19:15

Au Maroc, les quelques salles de cinéma qui survivent encore sont au bord de la faillite ou dans un état déplorable. Certaines sont abandonnées et sombrent petit  à petit dans l'oubli. Hassan Belkady, propriétaire des cinémas Rif, Ritz et ABC nous explique les raisons de cette agonie et donne quelques pistes pour redresser la situation.

Pour Hassan Belkady, les salles obscures sont complètement délaissées par le gouvernement qui impose des taxes élevées aux propriétaires des salles.

"On a reçu des aides pour la numérisation et en parallèle on nous a imposé des taxes de 30, 35%... L'éEtat propose des aides de 50% sur les investissements pour rénover et reprendre l'activité des salles obscures, mais personne ne voudrait investir parce que c'est un secteur sinistré", estime-t-il.

Pour rénover le cinéma Rif, un des rares cinémas mono-écrans à bien se porter aujourd'hui, Belkady a en effet dû "hypothéquer ses biens". "On est une petite famille de passionnés... Les propriétaires des salles ne vivent pas des bénéfices réalisés sur les activités des salles de cinéma, ils ont tous des métiers en parallèle", explique-t-il.

Ce natif de Casablanca pratique en effet la chirurgie dentaire, sa passion pour le cinéma il l'a héritée de sa mère Haja Oum Keltoum Ben Amar, qui a construit la célèbre salle de cinéma Chahrazad en 1958. Aujourd'hui, il fait partie des militants qui se battent contre le piratage des films et misent sur la diversification des offres pour attirer du public.

Festivals, diffusions d'opéras, pièces de théâtre, il retransmet même les spectacles du ballet du Bolchoï de Moscou et du Metropolitan de New York en direct. Il garde espoir et espèrent un avenir meilleur où les salles obscures seront appréciées comme "le trésor qu'ils sont".