Vidéo. À Essaouira, le Moga Festival a assuré le spectacle

Le Moga Festival qui vient de fêter du 11 au 13 à Essaouira, sa troisième édition, est devenu un rendez-vous annuel incontournable des musiques et cultures électroniques.

Le Sofitel Essaouira Golf & Spa a résonné durant trois jours au rythme de la musique électro. Un écrin rêvé pour les festivaliers venus des quatre coins du Maroc, mais aussi de l’étranger. Ils ont pu découvrir une organisation impeccable et pas moins de 65 artistes marocains et étrangers venus s’exprimer sur quatre grandes scènes.

A l’instar des deux éditions précédentes, Moga Festival a veillé aussi à créer des liens solides entre la musique Gnaoua et les musiques électroniques, avec cette année une résidence artistique avec le grand Mâalem Gnaoui, Omar Hayat.

Au menu de cette édition, figuraient de nombreux spectacles offerts par des artistes talentueux tels que les roumains Praslea et Raresh, ce dernier membre du trio Arpiar qui a prodigué aux festivaliers un B2B inédit de Prasslesh. Dj Wild a ramené, quant à lui, l’esprit d’Ibiza.

La musique techno n’a pas été oubliée, les oldtimers français Oxia et Nicolas Masseyeff ont assuré un back2back toute en efficacité et complicité, tandis que Konstantin Sibold a apporté sa « deutsche qualität », oscillant entre house et techno.

Enzo Sigarusa, le boss de Fuse, a déversé sa house made in UK, sans oublier la légende vivante Kenny Dope, illustre membre du duo Masters At Work – qu’il forme avec son compatriote LittleLouie Vega en 1991 – et digne représentant de la scène house new yorkaise.

La scène locale marocaine a été aussi de la partie, avec notamment Daox, Mr ID, Achil, Noritsu, Amine K ou Nomads… De nombreux Back to Back entre artistes marocains ont été au programme avec Daox b2b Bas Ibellini, Driss Skali b2b Chaim, Amine K b2b Sabo.

Véritable marque de fabrique de MOGA Festival depuis sa création, cette année encore, le festival a proposé une création inédite, mêlant sonorités électroniques et musiques traditionnelles marocaines.

Après Dop et le Maalem Hassan Boussou en 2016 puis Stavroz et les Issaoua d’Essaouira en 2018, ce sont Thomas et Julien de Bie, qui forment le duo Parallells, qui ont mêlé leurs productions électronica à la musique gnaoua du Maâlem Omar Hayat.

L’ambition des organisateurs est de voir à l’avenir ce festival s’agrandir davantage, tout en préservant son ADN musical et artistique.

(Avec Map)