Rentrée culturelle de l’Institut français sous le signe du partage

L’Institut français du Maroc inaugure sa saison 2019-2020 placée sous le signe du partage. Pour cette nouvelle année, les Instituts français du royaume ont prévu une kyrielle d’événements pour « renforcer ces liens qui nous unissent ». A Casablanca, le premier trimestre sera dédié à la ville blanche sur le thème « Casablanca, mon amour! ».

17 spectacles, 44 séances de cinéma, 2 expositions et plus de 21 rendez-vous de débat d’idées…voici ce qui attend les visiteurs de l’Institut français de Casablanca ce trimestre. Plusieurs temps forts seront proposés: la 2e édition du Chant des colibris au Maroc, les Rencontres chorégraphiques de Casablanca, la Nuit des philosophes, la semaine de la bande dessinée et le marché des créateurs de Noël.

2e édition du Chant des colibris – Maroc

Après le franc succès de la première édition qui avait vu la participation de son fondateur Pierre Rabhi, le Chant des colibris au Maroc revient les 5 et 6 octobre prochains pour « inspirer, relier et soutenir ceux qui aspirent à remettre de l’écologie et la solidarité au cœur de leur vie quotidienne », lit-on dans le communiqué de presse de l’IF.

Outre le concert honoré par des artistes marocains et étrangers (Walid Benslim de N3rdistan, Piers Faccini, Blick Bassy, Sandra Nkaké et peut-être Hoba Hoba Spirit), l’événement fait la part belle aux ateliers éco-responsables allant de la fabrication de compost ou la construction de mini-serres en passant par la découverte de capteurs de brouillard venus d’Agadir ou encore l’oeuvre d’art à base de déchets qui sera imaginée par les étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca.

 

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Pas moins de 60 initiatives donneront vie au « village » installé comme l’année dernière dans la rue adjacente à l’établissement, rendue piétonnière pour l’occasion, et le parc Mohammed Abdou situé en face. Une conférence inaugurale invitera également plusieurs militants écologiques de renom à s’exprimer au sujet de leur engagement pour la planète.

Hommage à la « ville monstre »

C’est sur les paroles de la chanson iconique « Bienvenue à Casa » des Hoba Hoba Spirit que Martin Chénot, directeur de l’Institut français de Casablanca a introduit ce premier semestre consacré à « la ville mal-aimée du Maroc », qu’on « aime comme on la déteste ». Qu’il s’agisse des Rencontres chorégraphiques de Casablanca (dirigées par Ahlam El Morsli), de l’Anticlopédie de Casablanca proposée par le collectif Papier Machine et l’illustratrice Aïcha El Beloui, ou encore de la Casa Design Week, une série d’événements et de rencontres auront pour vocation de proposer un autre regard sur la ville, positif et optimiste.

 

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Des programmes de résidence et des workshops sont prévus à l’intention des artistes en herbe, notamment à l’occasion de la semaine de la bande-dessinée du 4 au 8 décembre prochains, du « Novembre numérique » (initiation à la culture geek) ou des Rendez-vous de la marionnette (initiation à la manipulation de marionnettes pour artistes professionnels). Côté jeune public, les enfants ne seront pas en reste avec un ensemble varié d’activités, de spectacles, de films animés et d’ateliers pour apprendre les arts, la culture et la citoyenneté.