Mort à 59 ans, Rachid Taha souffrait d'une maladie génétique

à 10:58

Décédé le 12 septembre d'une crise cardiaque, le chanteur de raï, souffrait depuis plusieurs années d'une maladie qui se manifestait pas des problèmes d'équilibre. Il sera enterré aujourd’hui dans sa ville natale, Alger.

Michel Levy producteur et ami du chanteur depuis 30 ans, confie au Parisien: «Je ramenais une bonne bouteille de vin et on passait toujours un moment convivial. Il était généreux et entier. Rachid avait une santé fragile et avait maigri récemment. Et il n’utilisait presque plus son bras gauche. Il avait une maladie génétique et la dernière fois que l’on s’est vu, il m’avait dit qu’il aimerait bien en parler un jour à la télé, dans une émission de santé: je n’ai pas osé lui demander de quoi il s’agissait vraiment. Il était très discret sur le sujet.» 

C’est dans le journal algérien El Watan que Rachid a finalement partagé son secret. «J’en ai marre que les gens me prennent pour quelqu’un de ‘‘bourré’’ sur scène. Alors que ce sont les symptômes de la maladie d’Arnold Chiari. Je titube, car je perds l’équilibre. Je vacille. Cela génère un dérèglement dans le corps. J’aurais pu en parler depuis longtemps. Je ne voulais pas qu’on ait pitié de moi. Je ne veux pas tomber dans le sentimental. Si j’en parle maintenant, c’est pour alerter les gens, quoi. C’est en rencontrant à Paris, par hasard, une personne atteinte de la maladie d’Arnold Chiari que j’ai décidé d’en parler», se confie-il.

La maladie d’Arnold Chiari est une malformation congénitale du cervelet. C’est une maladie rare, due au fait que la partie inférieure du cervelet au lieu de reposer sur la base du crâne s’engage dans le trou occipital normalement occupé par le tronc cérébral, augmentant ainsi la pression sur la moelle épinière et le cerveau et pouvant causer des désiquilibres.

Rachid Taha a été diagnostiqué en 1987, il avait alors 27 ans, en 1987. Les symptômes: sa main droite perd de sa force et connaît un début d’atrophie musculaire. Il explique à El Watan que malgré la maladie, «je continue à chanter, à donner des concerts, à produire, enregistrer et partager cette passion avec le public. Cette maladie ne m’empêche pas de vivre.»