Le ministère de la Culture accorde une subvention aux entreprises de presse

Le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous. /DR

Le ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports, Othman El Ferdaous, a annoncé qu’à « titre exceptionnel, les subventions 2020 à la presse écrite vont reconduire le soutien prévu par le contrat-programme 2019 » dans le but de soutenir le secteur touché de plein fouet par la crise du covid-19. 

L’objectif est « d’encoura­ger le maintien des emplois et des salaires », a expliqué le ministre, des propos rapportés ce jour par le quotidien L’Economiste qui précise que le gouvernement se dit conscient des conséquences négatives économiques et sociales de la suspension de l’impression et de la distribution des journaux et magazines sur les entreprises de presse.

Dans ce sens, le ministère prépare la tenue d’une réu­nion exceptionnelle de la Commis­sion paritaire de la presse écrite, en prenant en compte les conditions mentionnées dans le contrat-pro­gramme 2014-2019, poursuit le quotidien.

Pour bénéficier de la subvention sus-citée, les entreprises de presse écrite, éditant des journaux, magazines ainsi que des sites d’information électroniques, doivent transmettre leurs de­mandes de soutien au ministère avant le 11 mai prochain à l’adresse [email protected]. Les dossiers physiques devront être dé­posés au siège du ministère après la levée de l’état d’urgence sanitaire, précise nos confrères.

 

Lire aussi : Coronavirus: la presse écrite à l’arrêt jusqu’à nouvel ordre (ministère de la Culture)

 

Plusieurs types de soutien peuvent être demandés, comme le soutien à la diversité ou encore l’aide publique à la presse écrite et électronique pour les entreprises de presse qui souhaitent en bénéficier pour la première fois. Les entreprises de presse ayant bénéficié de ces deux types de subventions au titre de l’année 2019 peuvent également prétendre à un soutien.

Par ailleurs, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a manifesté son mécontentement vis-à-vis du ministère de l’Intérieur ayant omis d’intégrer les journalistes professionnels dans la liste des personnes autorisées à se déplacer lors de la période du couvre-feu nocturne, instauré depuis le début du Ramadan de 19h à 5h du matin. Le SNPM invite donc le gouvernement à revoir cette décision jugée « discriminatoire et illégale » afin de permettre aux professionnels titulaires d’une carte de presse de continuer à assurer la couverture des événements liés à la lutte contre la pandémie du covid-19.