"Le Job" de Réda Dalil remporte le Prix de la Mamounia

à 10:45

Un coup de coeur pour le jury de cette 5e édition du Prix littéraire de la Mamounia qui a mis moins d'une heure pour se décider...
Réuni dans le célébrissime hôtel marrakchi La Mamounia, le jury composé de grands noms de la littérature a choisi d'attribuer, ce samedi 20 septembre, le 5e Prix littéraire de la Mamounia au roman Le Job de Reda Dalil (éditions le Fennec) qui recevra notamment 200.000 DH et un trophée dessiné par l'artiste marocain Yahya.
 
 
 
 

C'est le premier roman du jeune auteur, qui raconte les mésaventures "d'un jeune marocain qui n'arrive pas à trouver de travail et passe par des moments difficiles pour s'en sortir". Reda Dalil a remercié le jury et rendu hommage à sa grand-mere "qui m'a inspiré mon personnage".
 
Un coup de coeur
 
Contrairement aux années précédentes, où les délibérations ont parfois duré plusieurs heures, il semble que le jury a eu un véritable coup de coeur pour Le Job, mettant moins d'une heure à se décider.
Le jury avait à départager huit ouvrages d'écrivains marocains, publiés en langue française entre juin 2013 et mai 2014.
 

Les autres ouvrages retenus étaient Au café des faits divers de Bouthaina Azami (paru aux éditions «La croisée des chemins»), Ordonnances & confidences de Reem Laghrari Benmehrez (la croisée des chemins), 31 février de Hafid Aboulahyane (éditions Plon), Les tribulations d'un intérimaire de Moustapha Bouhaddar (Mon petit éditeur), La liste de Naima Lahbil Tagemouati (éditions le Fennec), Nos plus beaux jours de Moha Souag (éditions du Sirocco) et La Blanche de Mai-Do Hamisultane (éditions la Cheminante). 
 
Pour les départager, un jury présidé par la romancière française Christine Orban, composé de l'écrivain américain Douglas Kennedy, du journaliste et philosophe marocain Adil Hajji, de l'écrivain marocain (également lauréat de la 3e édition du Prix) Mohamed Nedali, de l'écrivain franco-congolais Alain Mabanckou, et du professeur belge de littérature contemporaine et d'histoire contemporaine, Vincent Engel.

Un Prix qui n'a pas peur de la polémique
L'année dernière le jury avait choisi Analphabètes de l’auteur marocain homosexuel Rachid O qui revenait dans cet ouvrage sur les derniers instants de personnes qui ont compté dans sa vie, au premier rang desquels son père. Le jury est un habitué des choix tout sauf consensuels, puisqu'il avait décerné - à titre posthume- le Prix de l'édition 2011 au roman Le dernier combat du captain Ni'mat de Mohamed Leftah.