« Maintenant ou Jamel », le nouveau one-man-show de Jamel Debbouze

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Lors de sa première à Courbevoie, avec son nouveau spectacle baptisé, Maintenant ou Jamel, l’humoriste a testé ses sketches.

Jeunes, couples, familles, se pressent devant l’entrée de l’Espace événementiel de Courbevoie (92). Tous impatients d’assister à la «première date» de Jamel Debbouzevendredi. Ils ont droit à un «apéro», une première partie donnée par Farid, une recrue du Jamel Comedy Club. «Jamel portera-t-il une moustache? J’espère que non», s’inquiète un fan. Son souhait sera exaucé.

L’humoriste doit avoir fini le tournage d’lad’2 , la suite des Nouvelles aventures d’Aladin , il apparaît rasé. Blouson noir et blanc assorti à ses baskets, il entre en scène en sautillant sur le refrain rythmé de La Puissance de MHD. «Bonjour Courbevoie, merci d’être venu aussi nombreux! Putain, je suis content d’être là! Je te reconnais, toi!» La salle de 1000 places est quasiment bondée.

«Ça fait longtemps que je ne suis pas monté sur scène, ça me manquait», lance Jamel qui descend saluer des spectateurs. On le sent traqueur. «Vous avez du style, vous êtes beaux» , continue-t-il en s’essuyant parfois le front avec une petite serviette blanche. «J’ai repris tout à zéro, j’vous jure, ce spectacle s’appelle Maintenant ou Jamel, c’est moi qui ai trouvé le titre!».

Dans une allée, Mohamed Hamidi, son metteur en scène et réalisateur de la comédie à succès, La Vache, prend des notes. Attentif aux réactions du public. Son poulain se répète. «Six ans, c’est trop long, mais j’ai joué au Marrakech du rire, vous connaissez? J’adore ce festival.» Normal, c’est lui qui l’a créé.

Macron, Trump et ses enfants au programme

«Ça va Courbevoie?» «Et toi?», demande un jeune. «Ta gueule!» balance Jamel qui n’a pourtant pas besoin de tomber dans la grossièreté. Il enchaîne. Évoque Emmanuel Macron -«il est plus petit que moi»-, Donald Trump -«Et pourquoi pas Dingo maire de Toulouse?»-, ou le racisme «street wear». Moment original: il lit une fable de son cru, La grenouille et la belette, soit le Français et l’Arabe, façon La Fontaine de banlieue. Jamel propose aux spectateurs de l’aider à écrire la morale. Ça traîne.

Moment attendrissant: quand il parle de ses enfants, Léon et Lila. L’occasion de parler d’éducation, de la double culture et d’homosexualité. Jamel est fidèle à lui-même. Reconnaissant envers ses fidèles auxquels il adresse des déclarations d’amour enflammées, improvisant au risque d’oublier où il en est, terminant sur une fin un peu brutale. «On ne s’y attendait pas», regrette un père de famille.

«Mon pote Omar (Sy) fait le 20 heures dimanche, ça ne vous gêne pas si j’enregistre un truc avec vous?», interroge-t-il en brandissant son téléphone portable. «Faites du bruit! Omar, il est bien ton film», assure-t-il à son ami. L’acteur interprète le rôle-titre de Knock, la pièce de Romain Gary librement transposée au cinéma par Lorraine Lévy (le film sort le 18 octobre). Le public applaudit Jamel qui le remercie de nouveau.

Maintenant ou Jamel, en tournée et à partir du 1er décembre à La Cigale, 120 Boulevard de Rochechouart 75018 Paris.