10 artistes marocains qui ont brillé en 2019

5296
DR.

L’année 2019 a été riche au niveau de la scène culturelle. En passant par la chanson, la danse, le septième art où encore la photographie, nos artistes marocains ont su briller aux niveaux national et international.

Les succès fulgurants de ces dernières chansons et sa popularité grandissante, font que Faouzia Ouihya, connue sous le nom de Faouzia, auteur-compositeur-interprète canado-marocaine, apparaisse sur ce classement, bien qu’elle ait fait ses premiers pas dans la chanson il y a de cela quelques années.

Encore inconnu il y a quelques, le phénomène Cheb a conquis les réseaux sociaux, avec une constance et une créativité hors pair. Ses chansons aux mélodies marocaines et aux montages toujours plus fouillis, frôlent et dépassent même le million de vues.

Nous quittons le monde de la musique pour celui de la danse, avec Amine Massaoudi. Ce natif de Casablanca est apparu aux côtés de la reine de la pop, Madonna dans son nouveau clip «Medellin», mais aussi dans le clip «Rhyam» de la chanteuse marocaine Oum. Il a également été le visage de Louboutin pour trois de ses campagnes publicitaires.

Dans le monde de la photographie, le Marocain Yassine Alaoui Ismaili alias Yoriyas ne cesse de briller. Au cours de cette année il a pris part à l’exposition intitulée « Foot et monde arabe – La révolution du ballon rond », qui a eu lieu à l’Institut du Monde Arabe (IMA). Le jeune photographe a également été récompensé par le prix Jeune création contemporaine arabe 2019 de l’IMA qui promeut les artistes en plein essor âgés de moins de 40 ans et issus des pays de la Ligue arabe.

Dans le septième art, la réalisatrice marocaine Maryam Touzani a conquis les plus grands festivals internationaux avec son film «Adam». Son long métrage a été sélectionné non seulement au festival de Cannes et de Toronte, mais a aussi remporté le prix de la critique au festival de Chicago et le prix du meilleur premier film à Philadelphie.

A l’affiche du film «Adam», l’actrice marocaine, Nisrin Erradi a elle aussi conquis le cœur des spectateurs dans son rôle de Samia, une jeune femme de la campagne qui tombe enceinte et sera épaulée par Abla, une veuve et mère d’une fillette de 8 ans, qui tient un magasin de pâtisseries marocaines, interprétée par Lubna Azabal. Les deux actrices avaient d’ailleurs enflammé le tapis rouge du festival de Cannes en échangeant un baiser des plus langoureux.

Les deux actrices avaient enflammé le tapis rouge du festival de Cannes en échangeant un baiser.AFP

Les inqualifiables, le duo d’humoristes a enchainé les représentations de leur spectacle «Si’a moi y’a toi ! » à l’international, en passant par le Québec, Paris et plusieurs villes marocaines.

Nous retournons vers le septième art avec le réalisateur Alaa Eddine Aljem et son film à succès «Le Miracle du saint inconnu» sorti en 2019. Cette comédie dramatique retrace les péripéties d’Amine qui, fuyant la police, enterre son butin, dans une colline. Dix ans plus tard, cette même colline aride deviendra un lieu prisé par les pèlerins venu se recueillir sur la tombe du Saint Inconnu.

L’univers coloré de Ghizlane Agzenai a conquis les plus prestigieuses salles d’exposition au Maroc. La Tangéroise de naissance et Casablancaise de cœur a exposé en solo pour la première fois cette année. Elle nous avait d’ailleurs invité à découvrir son univers coloré et ses inspirations entre Op’Art et Art abstrait.

Nous revenons dans le monde de la photographie avec Mehdy Mariouch qui a su capté toutes les lumières avec son exposition «Studios», rendant hommage aux studios et labo photos, algériens ou marocains, dans lesquels se pressaient grand-parents, parents et enfants pour immortaliser des portraits familiaux. L’exposition présentée au festival Arabesques de Montpellier, n’est pas le premier shoot réussi du photographe engagé dans la sauvegarde de la mémoire collective.

Crédits : Mehdy Mariouch