Aïd El-Kebir: à l’impossible nul n’est tenu

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Aïd El-Kebir: à l’impossible nul n'est tenu
© Moaz Tobok/Unsplash

La célébration de l’Aïd El-Kebir est une Sunna fortement recommandée et n’est donc pas obligatoire, compte tenu des finalités de la Charia dans l’accomplissement de l’ensemble des rites religieux, affirme le président du Conseil local des oulémas à Rabat, Larbi Moudden.

« Le rituel du sacrifice, in fine un acte de rapprochement de Dieu, est une Sunna fortement recommandée, conformément aux pratiques et enseignements exemplaires du Prophète (Prière et Salut soient sur Lui). Et du coup, son obligation s’impose exclusivement aux musulmans aisés« , explique-t-il dans une interview accordée à la MAP, avant d’ajouter que dans le cas contraire, personne ne devrait casser sa tirelire pour avoir à n’importe quel prix son mouton.

Il note, à l’appui, que le pèlerinage (Hajj) qui est l’un des cinq piliers de l’Islam, n’est obligatoire que pour ceux et celles qui disposent d’une bonne santé financière et physique, étant donné que le Très-Haut n’impose pas à une personne une charge au-dessus de ses capacités comme c’est écrit dans le Saint Coran.

Formel, Moudden affirme que « personne ne devrait s’endetter pour accomplir ce rituel car cela aura certainement de fâcheuses conséquences budgétaires sur lui et sa famille« .

Pour lui, le plus important dans la célébration de la fête du sacrifice est de s’inspirer des enseignements de ce rituel à savoir une bonne conduite, le respect de l’autre et l’affection au sein de la famille marocaine.

Et de relever, à ce propos, que cette grande fête est l’occasion de renforcer les liens de fraternité ainsi que les valeurs de la solidarité et de l’entraide, citant à l’appui les recommandations du Prophète, Prière et Salut soient sur lui, selon lesquelles le mouton sacrifié doit être démembré en trois parts : Une à manger, une à conserver et une troisième offerte aux nécessiteux.

Il conclut en notant les dimensions spirituelles et socio-économiques de ce rituel du sacrifice, avant d’estimer qu’il s’agit de veiller toujours à l’accomplir selon la tradition marocaine indémodable, sans nul besoin de suivre le mouvement des nouveaux modes de vie.

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