Épidémie de fièvre aphteuse en Algérie: le Maroc à l'abri?

à 17:15

La fièvre aphteuse, une maladie virale qui touche notamment les bovins, les porcs, les chèvres et les moutons est réapparue cet été dans l'est de l'Algérie. Dans un communiqué, l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) indique ce vendredi 1er août "qu’à ce jour,  aucun cas de cette maladie n’a été détecté sur le territoire national" et que "les dispositions préventives nécessaires ont été prises pour protéger le cheptel national".
 
La fièvre aphteuse provoque chez les animaux touchés de la fièvre, des vésicules sur les lèvres, des aphtes à l’intérieur de la bouche et des cloques sur les pieds. Dans les cas les plus graves, le virus peut provoquer des avortements ou une myocardite (inflammation du muscle du cœur) et la mort, particulièrement chez des animaux fragiles, nouveau-nés...
 

La fièvre aphteuse dangereuse pour le cheptel
S'il est extrêmement rare que l'homme contracte le virus, ce dernier est très contagieux pour les animaux et son incidence sur le cheptel peut être grave. L'ONSSA rappelle que le Maroc a connu dans le passé plusieurs épidémies de fièvre aphteuse: en 1977, 1983, 1991, 1999. Cette dernière épidémie avait également touché l'Algérie. Certes, la plupart des animaux se remettent souvent très bien de la maladie, mais cette dernière a une grave incidence économique pour les éleveurs.
Du coup, pour faire face "au risque éventuel d’introduction de cette maladie sur le territoire national", l’ONSSA explique avoir renforcé la vigilance au niveau national, notamment au niveau des zones frontalières. 
 
L'importation d'animaux ou de produits animaux d'Algérie interdite
Une cellule de veille sanitaire a également été mise en place pour suivre de près la situation sanitaire dans la région du Maghreb et au niveau national.
Surtout,  l’importation d’animaux, de produits animaux et d’origine animale et d'aliments pour animaux à partir de l’Algérie a été interdite et l'ONSSA indique qu'elle "a impliqué les départements concernés pour renforcer le contrôle aux frontières" et prévenir ainsi "l'introduction illicite d’animaux et de leurs produits".