Sahara: 6 choses à retenir de la table ronde de Genève

à 16:30
(Photo Fabrice COFFRINI / AFP)

La table ronde consacrée au conflit du Sahara s’est achevée ce jeudi sur la promesse d’un nouveau round en 2019. Voici ce qu’il faut retenir de ces 2 jours de pourparlers.

Une ambiance sereine

Il suffit de voir les visages détendus des délégations ayant pris part aux pourparlers pour se rendre compte que la table ronde s’est déroulée dans une bonne ambiance. «Les discussions se sont déroulées dans une ambiance sereine et positive, marquée par la participation active de toutes les parties», nous confie à ce propos une source au ministère des Affaires étrangères.

Un deuxième round

Les quatre délégations ont convenu de participer à une deuxième table ronde, selon le même format, qui aura lieu au premier trimestre de 2019.

L’Algérie définitivement impliquée

Alors que jusqu’ici, l’Algérie se considérait comme un «simple» observateur dans le processus des négociations, la table ronde de Genève a définitivement intégré l’Algérie comme partie prenante des pourparlers.

Les élus sahraouis du Maroc légitimés

La délégation marocain à Genève a brillé par la participation d’élus sahraouis, à l’instar de Hamdi Ould Rchid et Ynja Khattar, en plus de la participation de Fatima Adli, actrice de la société civile. Tous trois ont pris part activement aux discussions de Genève, «ce qui constitue une consécration irréversible de leur légitimité démocratique», affirme une source au MAECI.

Les précédents plans enterrés

En saluant la participation active de touts les participants, l’envoyé personnel du SG de l’ONU, Hörst Kohler, confirme l’enterrement définitif de tous les plans précédents proposés par l’ONU. Le processus onusien redémarre donc sur de nouvelles bases.

Köhler optimiste

L'envoyé spécial du SG de l'ONU pour le Sahara, Hörst Köhler, n'a pas caché son optimisme à l'issue de la table ronde. "Une solution pacifique à ce conflit est possible", a déclaré l'ex-président allemand lors d'un point de presse. "D'après nos discussions, il est clair pour moi que personne ne gagne à maintenir le statu quo", a-t-il ajouté.