Périple royal en Afrique: la Zambie, étape de tous les dangers

à 12:15

Après l’Ethiopie et Madagascar, le roi Mohammed VI continuera début décembre son périple africain par une visite en Zambie et au Nigeria. Une étape qui s’annonce cruciale, quand on sait la position des deux pays sur la question du Sahara. Dans le cas particulier de la Zambie, "sa position vis-à-vis de la 'RASD' et sa relation avec le Maroc pourrait devenir un grand embarras diplomatique après une série de volte-faces de certains hauts fonctionnaires", explique le portail Lusaka Times.
 
La Zambie est un soutien historique du mouvement séparatiste, et l’actuel président Edgar Lungu a accepté en février dernier les lettres de créances de l’"ambassadeur" Brahim Salam El Mami. Mais le 10 juillet, le ministre zambien des Affaires étrangères Harry Kalaba a annoncé la rupture des liens diplomatiques entre son pays et l’entité, avant que le président Lungu ne revienne assurer le 7 octobre dernier que la Zambie reste attachée au renforcement desdits liens.

Le roi Mohammed VI a annoncé en juillet le souhait du Maroc de réintégrer l’Union Africaine, et 28 pays membres ont signé une pétition pour demander l’expulsion de la RASD, lors du dernier Sommet de l’instance continentale à Kigali. Pour l’emporter, le Maroc et ses alliés ont besoin d’une majorité d’au moins deux tiers. Ils ont face à eux l’axe Alger-Pretoria, soutenu par des pays comme le Zimbabwe.

Le règlement de l’Union africaine stipule que si un pays africain demande à intégrer l’instance continentale, le président de la commission doit envoyer une lettre à tous les Etats membres. Si une majorité l’accepte, l’affaire sera examinée à l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine. La commission de l’UA a reçu la demande d’adhésion le 22 septembre et envoyé la lettre le 3 novembre dernier.