Le top 5 des déclarations-chocs de Bassima Hakkaoui

à 20:00

Bassima Hakkaoui ministre de la Famille a un don pour les sorties médiatiques fracassantes. Voici une sélection de quelques-unes de ses fâcheuses déclarations.
Les chaînes publiques dans le collimateur
Avant même de faire son entrée au gouvernement, Bassima Hakkaoui s'est signalée à plusieurs reprises. Rachid Nini, dans son édito publié ce vendredi dans le journal Al Akhabar, se rappelle qu'en avril 2008, la députée PJD a pris la parole au Parlement - où elle siège depuis 2002 - pour attaquer les chaînes de télévision publiques suite à la catastrophe de l'incendie de l'usine Rosamor de Casablanca (55 morts).
Elle leur reprochait notamment de diffuser des émissions musicales alors que les familles des victimes pleuraient leurs morts. La ministre de la Famille est cependant restée étrangement muette après l'effondrement de 3 immeubles qui a fait 23 morts à Bourgogne...
 
Bassima s'attaque à Shakira et aux festivals
En juin 2011, Bassima Hakkaoui, alors membre l'opposition, estime que financer la venue de Shakira à Mawazine c'est "du gaspillage (…), c'est le prix d'un spectacle pornographique, truffé de connotations sexuelles". Elle espère alors obtenir l'annulation ou du moins, le report du festival en raison du printemps arabe.
 
Elle s'est aussi attaquée à un autre festival. "Étant donné le contexte historique qu'on vit en ce moment (les protestations du Mouvement du 20 février, ndlr), le festival international de danse orientale a été organisé à Marrakech. La Turquie laïque a refusé de l'organiser! Et, cerise sur le gâteau, Israël y participe avec un spécimen hermaphrodite", s'indigne-t-elle
 
Marier une jeune fille à son violeur "ne porte pas préjudice"
Après la victoire du PJD aux élections législatives anticipées de 2011, Bassima Hakkaoui hérite du ministère de la Famille et du Développement social, et est l'unique femme du gouvernement Benkirane I. En mars 2012, au moment du scandale du suicide de la jeune Amina Filali, violée puis mariée à son violeur, Bassima Hakkaoui déclare à nos confrères de Yabiladi.com que "l’article 475 du Code pénal ne risque pas d’être abrogé sous la pression de l’opinion publique internationale. Parfois, le mariage de la jeune fille à son violeur ne lui porte pas un réel préjudice". L'opinion publique et la société civile crient au scandale.
 
Un an plus tard, dans une interview accordée au magazine féminin Illi, elle explique que "c’est une polémique qui n’avait pas lieu d’être, car je n’ai tout simplement jamais prononcé cette phrase. Avec chaque journaliste rencontré alors, j’ai systématiquement démenti. La place d’un violeur est en prison, cela va de soi. À l’époque, je n’ai pas compris qu’il aurait fallu faire une déclaration spéciale à ce sujet, d’autant plus que je n’avais pas prononcé les propos qui m’étaient attribués. Cette période a été extrêmement houleuse et difficile. Elle m’a obligée à prendre de la distance avec les médias". En 2014, le deuxième alinéa du fameux article 475 a été abrogé.
 
Bassima vs les ONG féminines
Deux mois seulement après ces déclarations houleuses sur le mariage des victimes à leurs violeurs, Bassima Hakkaoui s'est encore signalée. En mai 2012, lors d'une réunion avec les députés PJD, elle déclare que les ONG féminines "portent atteinte à l’image du Maroc à l’étranger par leur mauvais usage des cas de viols des enfants et le mariage de mineurs", rapportent encore nos confrères de Yabiladi. Une déclaration qui n'a pas manqué de provoquer la colère des associations pointées du doigt.