Hirak: la police n'aurait jamais empêché Nawal Benaissa de quitter le territoire

à 14:45
Nawal Benaïssa, militante rifaine du mouvement du hirak. Crédits : Amnesty International

Alors que l'activiste rifaine devait se rendre le samedi 13 avril aux Pays-Bas pour participer à une conférence sur la justice sociale organisée par le Parti socialiste néerlandais, l'EFE (Agence de presse espagnole) a rapporté la veille de l'événement que Nawal Benaïssa n'avait pas été autorisée à sortir du Maroc. Une information démentie par la police marocaine. 

Une information "totalement erronée", a affirmé une source policière auprès de nos confrères de TelQuel, contredisant les propos de l'EFE. "Nawal Benaïssa n’a pas été empêchée de quitter le territoire".

Selon cette même source, la militante "s’est présentée à 8h00 à l’aéroport Al Aroui de Nador, accompagnée de son fils de 5 ans. Une fois que les formalités frontalières ont été remplies, il s’est avéré d’après le pointage que le passeport de son fils est annulé, alors que le sien est toujours valide. Elle a dit aux policiers qu’elle allait régler ça et revenir, mais elle n’est finalement pas revenue". 

 

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La source policière contactée par TelQuel a donc démenti avoir empêché la figure du hirak de sortir du territoire, précisant qu'il s'agit d' "une citoyenne marocaine comme les autres. Elle doit juste faire en sorte que le passeport de son fils soit en règle".

 

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Cependant, Nawal Benaïssa a posté un message sur Facebook où elle a raconté le récit de son interdiction par les autorités de quitter le Maroc.

Pour rappel, Nawal Benaïssa, figure de proue de la contestation du hirak, a été condamnée en février 2018 à une peine de 10 mois de prison avec sursis et à une amende de 500 dirhams pour "participation à une manifestation non autorisée", "insulte à agents de la force publique", et "incitation à commettre des infractions pénales". La cour pénale d’Al Hoceïma a confirmé ce verdict le 17 janvier 2019.